Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


mon compte twitter mon tumblr mon compte bétaséries



Les aventuriers de l'article perdu

Archive : tous les articles

Principaux grimoires

Inventaire des ingrédients

Ce qui mijote encore

Potion précédente-Potion suivante
Le Neuvième Royaume
--> Le Cycle d'Ea 1
Valashu Elahad, septième fils du roi de Mesh, se lance avec quelques compagnons à la recherche de la Pierre de Lumière, convoitée par le terrible Morjin. Alors qu'un groupe hétéroclite se forme autours de lui, toutes sortes d'embûches se mettent en travers de sa route.

Après avoir lu beaucoup de high fantasy classique, on cherche souvent des récits un peu différents, qui se démarquent des habituelles quêtes, objets magiques et groupe formé d'une somme de talents qui se complètent tandis qu'une sombre menace s'éveille. Mais parfois, c'est bien d'y revenir. Difficile de trouver des ingrédients plus classiques que dans ce premier tome du cycle de Zindell, qui puise dans les récits bibliques et arthuriens, notamment. Le héros est après tout à la recherche d'une coupe qui est aussi une pierre incandescente. Cela étant, on évite un peu la sensation de déjà vu grâce au ton du récit. Dans une saga comme La Belgariade par exemple, hormis les prologues présentées comme des légendes ou des chroniques historiques, l'histoire est racontée généralement, malgré les éléments épiques et merveilleux, de façon assez terre-à-terre, que ce soit dans les dialogues ou dans les petits détails des voyages des personnages (la vaisselle ne se fait pas toute seule, il faut une bonne raison pour circuler et de quoi payer la bouffe et les relais à l'auberge, etc.). Ici, malgré la narration à la première personne, on a l'impression de basculer dans la légende pure, où rien d'extraordinaire n'étonne véritablement les personnages même si ces éléments ne font pas tout à fait partie de leur quotidien.

Cela permet, du coup, de faire passer l'aspect assez archétypal des personnages, plus que ne le ferait un récit plus prosaïque. Néanmoins, cela peut également créer une certaine distance et j'ai eu du mal à m'attacher particulièrement aux personnages, bien que celui de Kane m'intrigue. Zindell arrive en tout cas à proposer quelque chose d'à la fois classique et rafraîchissant par son parti-pris au milieu de la production générale, ce qui n'est pas une mince affaire.
potion préparée par Zakath Nath, le Jeudi 21 Août 2014, 12:52bouillonnant dans le chaudron "Fantasy".