Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Potion précédente-Potion suivante
Une Bible et un Fusil
Lassé des méthodes expéditives du marshall Rooster Cogburn, le juge Parker menace de le suspendre de ses fonctions et le charge de ramener vivants une bande de voleurs coupables du vol d'un chargement de nitroglycérine. Rooster est rejoint par Eula, dont le père pasteur a été tué par Hawk, le chef des pillards, et Wolf, un jeune Indien à sa charge. Le trio mal assorti va néanmoins faire des étincelles.

Ces dernières années, on a souvent l'impression de crouler sous les adaptations, les suites, les préquelles, les remakes et les franchises en tout genre mais puisque le manque d'imagination ne saurait faire preuve d'originalité, le phénomène n'est pas nouveau même s'il n'a pas toujours eu autant d'ampleur. Ainsi donc, après le succès de l'adaptation de True Grit, le roman de Charles Portis, par Henry Hathaway et l'oscar décerné à John Wayne pour son interprétation de Rooster Cogburn, le légendaire producteur Hal Wallis* a tiré sa révérence avec cette suite qui reprend le personnage dans une intrigue inédite... ou presque. Le principe est simple: puisque True Grit a fonctionné, on va refaire la même chose et pour donner le sentiment d'un léger renouvellement, en fait d'innovation, on va mélanger les ingrédients du premier opus avec ceux d'un autre film qui a fait ses preuves, African Queen.

Une fois encore, Rooster doit arrêter des bandits, flanqué d'un jeune homme et d'une compagne qui malgré ses airs fragiles est encore plus déterminée voire sanguinaire que lui. Plus d'adolescente à l'horizon cependant mais Katharine Hepburn qui reprend plus ou moins le rôle qu'elle tenait face à Bogart dans African Queen: la missionnaire qui après la perte d'un parent pasteur part au côté d'un aventurier mal embouché et alcoolique à qui elle va montrer que toute coincée et confite en religion qu'elle est, elle n'a rien d'une fleur délicate. Il y aura même une descente de rivière sur un frêle esquif avec un chargement d'explosifs pour accentuer la ressemblance.

« Ça dépend »... Oui ça évidement, on vous demande de répondre par « oui » ou par « non » alors : ça dépend, ça dépasse !

Affublé d'un postiche peu crédible, John Wayne en fait des caisses, encore plus que dans 100 Dollars pour un Shériff et Katharine Hepburn se met au diapason en illuminée complète. Mal assorti, le duo va échanger des bons mots, cherchant toujours à avoir le dernier, mais va très peu évoluer au cours de l'aventure. Histoire que la moyenne d'âge n'excède pas les 150 ans et peut-être pour attirer en salle un public peu intéressé par les vieilles gloires et un genre alors considéré comme moribond, on leur met dans les pattes Richard Romancito, un jeune acteur pueblo qui s'est ensuite reconverti dans le journalisme et l'écriture, apparemment avec succès. Il n'offre pas une performance remarquable mais amène une sobriété qui n'est pas malvenue.

Les méchants quant à eux tiennent leur rôle de méchants et face aux vétérans de l'âge d'or d'Hollywood semblent incarner les années 70 avec leurs cheveux trop longs et trop gras, avec dans le lot un personnage de métis plus ambigu que la moyenne. Le réalisateur Stuart Millar n'avait pas tourné grand chose avant et ne tournera pas grand chose non plus après, œuvrant davantage au poste de producteur. Sa mise en scène est totalement neutre mais met au moins en valeur les beaux paysages de l'Oregon.

Une Bible et un Fusil est un exemple de suite parfaitement dispensable, qui se contente de réutiliser les ficelles qui marchent. Pour autant et même s'il n'y a aucun génie là-dedans, le résultat arrive à être tout à fait sympathique par un après-midi d'hiver.

*Légendaire producteur du mythique Casablanca et puisque l'on parle d'exploiter les succès, saviez-vous qu'il y avait eu deux tentatives de décliner Casablanca en série télévisée? L'une en 1955, l'autre en 1983, si, si. Attendez-vous un jour ou l'autre à un Rick Blaine Origins, ça nous pend au nez.
potion préparée par Zakath Nath, le Mardi 21 Décembre 2021, 14:07bouillonnant dans le chaudron "Films".