Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


mon compte twitter mon tumblr mon compte bétaséries



Les aventuriers de l'article perdu

Archive : tous les articles

Principaux grimoires

Inventaire des ingrédients

Ce qui mijote encore

Potion précédente-Potion suivante
The Witcher, saison 2
Ayant retrouvé Ciri, Geralt décide de l'emmener à Kaer Morhen auprès des autres Sorceleurs pour la mettre à l'abri mais le danger s'insinue partout. Yennefer, privée de ses pouvoirs, cherche également à rejoindre les siens mais sa position est plus précaire que jamais.

À l'issue de la première saison de l'adaptation de l’œuvre d'Andrzej Sapkowski, il y avait de quoi être mitigé: même si la structure sur trois temporalités m'avait moins gênée que d'autres spectateurs, elle compliquait artificiellement une série finalement peu propice au remue-méninges, la direction artistique et l'ambiance étaient très hétérogènes, entre horreur pure et kitscheries dignes d'un téléfilm Hallmark des années 90 et au bout de huit épisodes, on avait l'impression de n'avoir assisté qu'à une mise en place, les retrouvailles entre Geralt et Ciri annonçant enfin qu'on allait passer aux choses sérieuses. En contrepartie on pouvait se satisfaire de la plastique de l'acteur principal et quand on se concentrait sur les bagarres contre des vilains monstres dans des lieux lugubres, c'était plutôt réussi.

Pour cette deuxième saison, on a d'entrée conscience que les principales critiques ont été prises en compte: les scènes s'enchaînent de manière sagement chronologique, on a rangé aux placards les immondes armures en plastique niilfgaardiennes pour en proposer de nouvelles et puisque Toss a Coin to your Witcher avait marqué les esprits, Jaskier nous offre une autre ritournelle, Burn, Butcher, Burn, dont le fond est à l'opposé mais la forme très semblable.

Pas de grosse révolution pour autant: on a toujours ce mélange d'épouvante avec un héros en pantalon moulant terrassant des créatures répugnantes, de contes revisités et d'intrigues politiques, ces dernières pouvant être un poil confuses quand on a oublié qui est qui même si l'on finit par s'y retrouver dans les grandes lignes. On découvre de nouveaux lieux, dont le repaire des Sorceleurs (qui font quand même bien tocards comparés à notre ami Geralt), on a droit à quelques révélations dont l'une en toute dernière ligne droite qui annonce des prises de têtes familiales pour la suite et ce n'est pas sans déplaisir que l'on retrouve les personnages principaux.

Ajoutons à cela que le design des monstres est globalement réussi (c'était déjà le cas dans la première saison, quand ça misait sur le côté sombre c'était plus convaincant que quand ça s'essayait au merveilleux) et que certains paysages sont jolis (dans l'épisode 3, quand Ciri fuit l'espèce de manticore j'ai fortement pensé à l'endroit où Vinculus rencontre le Gentleman dans Jonathan Strange & Mr Norrell et bingo, Gordale Scar dans les Yorkshire Dales a servi de lieu de tournages pour les deux adaptations) et globalement cette saison marque un progrès par rapport à la précédente (aussi, si l'on reste dans la même lignée niveau gore, niveau sexe c'est devenu beaucoup plus soft pour ne pas dire chaste).

Du progrès donc, mais pas suffisamment pour classer cette série dans le haut du panier, la faute à des enjeux qui laissent finalement assez froids même en donnant de plus en plus la part belle aux intrigues de cour par rapport à la chasse aux streums à mesure qu'on avance. Elle n'en reste pas moins des plus distrayantes même si elle ne parvient pas à être à la hauteur de ses ambitions.
potion préparée par Zakath Nath, le Lundi 20 Décembre 2021, 19:13bouillonnant dans le chaudron "Fantasy".