Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Une Belle Fin
John May, petit fonctionnaire sans attache et sans histoires, a pour profession de trouver les proches de gens décédés dans la solitude. Bien souvent, il se retrouve néanmoins seul public à des enterrements qu'il a organisé. Alors qu'il va devoir quitter son poste, il entend bien ne pas clore son dernier dossier sur un échec.

Lors de la canicule de 2003, je me souviens qu'il avait été pas mal question de personnes âgées décédées et qui n'avaient pas de famille pouvant ou voulant s'occuper de leurs funérailles. Ce qui avait entraîné des débats ("comment peut-on ainsi abandonner un père ou une mère?", "on ne sait pas ce que ces derniers ont pu faire pour se mettre à dos tous leurs proches, ils ont peut-être une bonne raison"...). Ce film d'Uberto Pasolini (aucun rapport avec l'autre) n'apporte d'ailleurs aucun jugement et préfère se concentrer sur les efforts de John May faisant de son mieux pour offrir à ses "usagers" un moyen de ne pas partir totalement dans l'oubli. Le thème du film n'est évidemment pas des plus guillerets et le rythme est lent, prenant le temps de dépeindre le quotidien de May pendant une bonne vingtaine de minutes avant que l'élément déclencheur de sa dernière mission ne fasse son apparition.

Cette description minutieuse rend un peu prévisible la fin mais qu'importe, on ne peut pas dire que celle-ci repose sur la surprise, et cela ne l'empêche pas d'émouvoir. En fait, une fois n'est pas coutume, le titre français est très bien trouvé, sur plusieurs plans.

La mise en scène de Pasolini (dont le principal fait d'armes est d'avoir produit The Full Monty) est sobre et sert bien le film, qui bénéficie également d'une jolie musique signée Rachel Portman. On reconnait dans des seconds rôles des visages connus sans être des stars (Joanne Frogatt, Andrew Buchan, Bronson Webb) mais c'est Eddie Marsan qui porte sur ses épaules l'intégralité du film, ce qu'il fait fort bien, parfait dans le rôle de ce petit monsieur a priori insipide mais qui se révèle bien vite très touchant.

Une Belle Fin fait parti de ces jolis petits films qui passent souvent inaperçus par manque de tête d'affiches, de réalisateurs connus ou de sujets au premier abord très attirants mais qui valent largement d'être découvert.
potion préparée par Zakath Nath, le Dimanche 2 Octobre 2016, 14:00bouillonnant dans le chaudron "Films".