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Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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The Young Pope, saison 1
Stupeur dans le monde quand au terme d'un conclave, un cardinal italo-américain, Lenny Belardo, est élu pape. Jeune (pour un cardinal du début du XXIe siècle), quasi-inconnu, le bonhomme surprend d'emblée par le nom qu'il se choisit, Pie XIII. Et ce n'est que le début d'un pontificat pour le moins particulier.

Il y a une petite poignée d'années, Canal+ et Showtime avaient chacune lancé leur série sur les frasques des Borgia et dans le monde réel, Benoit XVI se faisait remarquer en annonçant sa renonciation. C'est à peu près vers cette époque, peut-être sentant le filon que cet événement exceptionnel avait engendré en ravivant la curiosité sur le fonctionnement du Vatican que Showtime avait annoncé une nouvelle série abandonnant la Renaissance pour se concentrer sur un évêque de Rome fictif mais plus contemporain. Projet qui n'avait pas dépassé le stade du pilote. Aussi, à l'annonce de cette nouvelle série coproduite par Canal+ (décidément quand c'est pas l'un c'est l'autre) et HBO, je pensais que ce serait plus ou moins de la même eau, et ce n'est que quand j'ai vu le nom de Sorrentino associé à l'affaire que ma curiosité a vraiment été éveillée. En effet, on se retrouve devant quelque chose de vraiment atypique et difficile à classer.

Première façon de bousculer les attentes: le jeune beau gosse buveur de coca qui va donner un bon coup de pied dans la fourmilière vaticane n'est pas un progressiste prônant tolérance et le vieux secrétaire d'état rompu aux intrigues et cauteleux, au contraire, va être celui qui va tenter de mettre de l'eau dans le vin de messe de son intransigeant souverain pontife. On se retrouve d'emblée dans des rapports beaucoup moins convenus que prévu et le personnage de Lenny/Pie est difficile à cerner.

On peut mettre parfois en doute sa sincérité mais sa ferveur à d'autres moments ne parait pas feinte et par certains aspects, il apparait comme un pape médiéval, non comme on l'entend quand on veut qualifier quelqu'un de rétrograde dans ses positions comme le membre lambda de la Manif pour Tous, mais bien comme appartenant à une autre époque dans sa façon de prier, concevoir le monde et sa foi. D'autant que la série flirte avec le fantastique et ne cherche pas à tout rationaliser: ainsi, une des premières questions que se pose le spectateur est "comment un type pareil a pu être élu pape?". La première réponse qu'on nous donne, c'est qu'il s'agissait d'un compromis piloté par le cardinal Voiello, pensant voir en Belardo un équilibre entre les ailes progressistes et conservatrices... Jusqu'à ce que le cardinal avoue qu'il laisse penser ça car cela sert sa réputation d'homme qui tire les ficelles, mais qu'il n'en a lui-même aucune idée: simplement, les cardinaux se sont mis à voter Belardo.

Belardo est-il donc un sociopathe décidé à dynamiter l'institution qui a eu l'imprudence de l'élire comme un gamin décidé à casser tous ses jouets ou est-il envoyé par Dieu (comme solution ou comme épreuve, à chacun de voir?)

À l'image de son personnage principal, la série elle-même est difficile à appréhender. Elle a un aspect décalé, voire surréaliste et l'on se trouve souvent à sourire aux répliques de Voiello, cardinal et supporter de Naples, ou aux manières de Belardo, même si on désapprouve foncièrement ses idées. Jude Law et Silvio Orlando émergent nettement du lot bien que le reste du casting ne soit pas en reste (j'ai eu du mal avec Ludivine Sagnier mais le personnage lui-même n'était pas très attrayant).

Néanmoins, malgré une première partie de saison qui intrigue, portée par la mise en scène et la découverte de ces personnages hauts-en-couleur, la saison finit par s'essouffler dans sa dernière moitié. On se laisse moins facilement balloter par Sorrentino et on se demande de plus en plus si tout cela mène quelque part et n'est pas simplement vain.

Cela n'empêche pas d'en retirer une impression globalement positive, avec une œuvre qui ne se révèle ni trop lisse et facile, ni tombant facilement dans la provocation, et dont à une forme séduisante et un duo d'acteurs inspirés donnent envie d'y revenir.
potion préparée par Zakath Nath, le Mercredi 14 Décembre 2016, 14:39bouillonnant dans le chaudron "Séries tv".