Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Call Me by Your Name (2)
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Potion précédente-Potion suivante
The Rain, saison 1
Alors qu'une pluie porteuse d'un virus mortel s'abat sur le Danemark, Simone et Rasmus sont mis à l'abri par leur père scientifique dans un bunker où ils passent les cinq années suivantes livrés à eux-même. Jusqu'au jour où ils doivent quitter leur refuge après en avoir été débusqués par un groupe mené par le mystérieux Martin.

The Rain est la dernière série estampillée Netflix, cette fois-ci originaire du Danemark. On ne va pas y aller par quatre chemins, ce n'était pas tellement cette énième histoire de virus et d'univers post-apocalyptique qui m'attirait mais la présence au générique de Mikkel Boe Følsgaard, que j'avais tellement aimé en roi frappadingue dans Royal Affair. Cette saison 1, en tout cas, se laissait suivre, et pourtant ce n'était pas gagné d'avance car d'entrée, elle cumule les maladresses.

On peut citer des péripéties inutiles à part pour faire passer les personnages pour des boulets (quel besoin d'un accident de voiture au début puisque finalement il y a un bunker où s'abriter à cinq minutes à pied? Pourquoi plus tard les protagonistes vont en ville alors qu'on avait dit deux scènes auparavant que c'était dangereux et qu'ils n'ont pas besoin d'y chercher quelque chose en particulier? Pourquoi quitter le bunker sans emporter la moindre combinaison si l'on craint la pluie?), des trucs qui ne font pas vraiment sens (comment l'épidémie a-t-elle pu être circonscrite si elle se transmet au départ par la pluie? Le nuage, tel celui de Tchernobyl, s'arrête à la frontière? Et si seule la première pluie était meurtrière, pourquoi les personnages, hors ceux dans le bunker, ont-ils mis autant de temps avant de se rendre compte qu'elle ne présentait plus de risque? On n'en fera pas la liste ou on y est encore)... C'est le genre d’œuvre où l'intrigue avance plus parce que la bêtise des personnages entraine des rebondissements que par une suite de décisions logiques.

Pourtant, malgré la conduite aléatoire de la plupart des héros (Martin est prêt à laisser crever Simone et Rasmus dans une pièce sans nourriture ni eau sans que ce soit nécessaire pour sa propre survie, et un épisode après il est très attaché à Simone et c'est Patrick qui prend le rôle du membre du groupe le plus susceptible de faire un sale coup...), malgré une scène finale à base de grand méchant qui fait un discours devant un aquarium où il ne manque que des requins, annonçant des mutations à venir dans le virus (invasion zombiesque à prévoir?), la sauce finit par prendre.

Certains personnages s'avèrent étonnamment attachants comme Lea. Peut-être cela vient-il aussi de la durée relativement courte des épisodes (parfois à peine 35 minutes) contrairement à tant de séries Netflix ou Amazon qui, ne souffrant pas de contraintes liées aux grilles de programme, dépassent parfois l'heure sans que cela soit justifié. Peut-être parce que le scénario, en dépit de ses incohérences, évite habilement le triangle amoureux pénible qui se profilait et arrive à rendre touchantes les interactions entre les personnages quand on s'y attend le moins.

Il faut tout de même une bonne dose d'indulgence et de suspension d'incrédulité, mais si l'on n'a pas épuisé ses réserves, The Rain est finalement un divertissement agréable, avec des acteurs qui arrivent à être plutôt convaincants même quand l'écriture ne l'est pas.
potion préparée par Zakath Nath, le Mercredi 9 Mai 2018, 17:54bouillonnant dans le chaudron "Séries tv".