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Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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The Haunting of Hill House
Des années après les événements tragiques qui ont marqué leur enfance durant les quelques semaines qu'ils ont passé dans la vieille demeure de Hill House, les enfants Crane vivent tant bien que mal avec leurs mauvais souvenirs. Jusqu'au jour où un nouveau drame les force à affronter leur passé.

Classique parmi les histoires de fantômes, le roman de Shirley Jackson, sorti chez nous sous le titre Maison Hantée, a eu droit à une adaptation très réussie sous la direction de Robert Wise et quelques décennies plus tard à une beaucoup moins sous la férule de Jan de Bont. House Hill est de retour sur Netflix, cette fois-ci avec Mike Flanagan derrière la caméra, ce qui promettait d'être intéressant: son adaptation de Jesse avait été bien accueillie, Oculus traitait déjà d'une emprise maléfique sur une petite famille et si Ouija 2 n'était pas exceptionnel, il remontait sérieusement le niveau après un premier opus insipide.

Le genre auquel s'attaque Flanagan gagne généralement à la brièveté, et le livre de Jackson est d'ailleurs court, aussi pouvait-on se demander comment le réalisateur et scénariste tiendrait sur la longueur, dix épisode d'environ une heure. La réponse arrive vite: en misant davantage sur l'aspect drame familial que pure histoire d'épouvante à base d'apparitions spectrales.

Malgré des premiers retours positifs, les deux ou trois premiers épisodes m'ont laissée sur ma faim: les moments d'angoisse étaient rares et convenus, les personnages que l'on suit (chacun des cinq premiers épisodes s'attache à un enfant Crane, jusqu'à rejoindre un point commun précis à partir duquel l'intrigue s'enchaîne) sont au premier abord fades, et il n'y a vraiment qu'au court du quatrième épisode centré sur Luke que le déclic s'est produit et que j'ai commencé à être émue par le sort de cette famille déchirée par une tragédie passée et les malentendus et traumatismes qui en ont découlé. Quant aux scènes angoissantes, elles restent toujours très classiques bien que la fin du cinquième épisode fasse son effet, avec une idée qui m'a rappelée la trop tôt annulée The Living and the Dead.

En terme d'adaptation, c'est très libre bien que l'on repère ici et là des éléments connus: les noms de personnages, une partie de la caractérisation de Théodora... mais si l'on attend une reprise de passages emblématiques, on sera déçu: le fameux moment du "qui tenait ma main?" est expédié de manière totalement anodine, et le fameux escalier en fer ne cesse de nous faire de l’œil pour ne pas être utilisé. Le plus gros regret que l'on puisse avoir néanmoins est qu'en décidant de se concentrer sur les Crane, la maison, qui aurait dû être un personnage à part entière, passe au second plan.

Bien que tous les acteurs ne soient pas des monstres de charisme (mais cela renforce le côté ordinaire de la famille), l'interprétation est solide, que ce soit les parents (Flanagan retrouve Henry Thomas et Carla Gugino qu'il a déjà dirigé) ou leur progéniture, enfants où une fois à l'âge adulte.

Il est sans doute difficile désormais de trouver de nouvelles manières d'effrayer le spectateur dans un genre aussi balisé que le film de maison hantée, et le meilleur moyen de tirer son épingle du jeu, comme dans The Little Stranger est de l'approcher de manière différente, pas en terme d'épouvante mais de drame humain. Mike Flanagan s'amuse avec sa caméra, comme en témoigne le plan séquence du sixième épisode, mais c'est probablement cet aspect de The Haunting of Hill House que l'on retiendra.
potion préparée par Zakath Nath, le Lundi 15 Octobre 2018, 17:07bouillonnant dans le chaudron "Séries tv".