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Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Sherlock saison 3 épisode 2: The Sign of Three
John Watson et Mary Morstan sont prêts à convoler en justes noces, et le garçon d'honneur, Sherlock Holmes déploie tous ses efforts pour remplir son rôle, à sa manière mais comme c'était à prévoir, un mystère demandant tous ses talents va s'inviter à la cérémonie.

Le deuxième épisode des saisons de Sherlock est souvent considéré comme le maillon faible, coincé entre un départ sur les chapeaux de roue et un final qui faisait trépigner d'impatience pour la suite. Ce n'était pas des mauvais épisodes, The Blind Banker souffre surtout d'être trop standard du point de vue de l'enquête et de la mise en scène, mais ils comportaient aussi de bonnes scènes. Je pensais que ce serait encore à Steven Thompson de s'y coller, en me demandant quand ce serait le tour de Moffat et ne savait trop à quoi m'attendre. Thompson est le moins expérimenté du trio, le moins disert (il ne cumule pas la casquette de showrunner avec celle de scénariste) et que ce soit sur Sherlock ou sur Doctor Who, on le coinçait souvent entre deux épisodes plus ambitieux. Mais il s'était tiré de The Reichenbach Fall avec les honneurs. Ma surprise a été grande devant le générique en voyant le nom des trois larrons crédités comme scénaristes. Je ne sais pas le pourquoi du comment (Thompson trop occupé ailleurs pour livrer le script dans les délais? Ne s'en sortant pas? Ou était-ce prévu dès le départ?) mais pendant une bonne partie de l'épisode, j'ai pensé que l'écriture à six mains pouvaient expliquer le côté foutraque de l'ensemble. Dans la dernière ligne droite, j'ai compris que l'épisode n'était en fait pas du tout foutraque, mais au contraire savamment construit dès le début pour nous mener à un point évident sans en avoir l'air.

Au premier abord, on a l'impression qu'on va nous faire le même coup que lors du précédent épisode, en nous servant une comédie policière, certes réussie mais où on se moque totalement de l'enquête du jour, passage obligé parce qu'on est quand même dans un Sherlock Holmes. Et qu'on meuble le temps en racontant des petites enquêtes parce qu'on ne peut pas en mettre en place une grande sur 1h30. Or, ces petites enquêtes en apparence là pour distraire les invités du mariage et seulement illustrer un peu plus la complémentarité de Holmes et Watson ne sont en rien du meublage: comme dans The Great Game ces enquêtes nous mènent à une destination bien précise mais contrairement à The Great Game on ne le dit pas d'entrée de jeu. L'enquête du jour, loin d'être oubliée ou rejetée en dernière demi-heure est présente et avance, mais on n'en prend pas conscience avant un bon moment, et en cela l'épisode se révèle franchement brillant.

Au niveau des personnages, Mary, tout en étant assez peu développée, continue de s'imposer, ne cherchant pas à évincer Sherlock avec qui elle a de bons rapports et sachant tirer son épingle du jeu. Quelque chose me dit qu'on n'en a pas fait le tour. Sherlock, tout en gardant les caractéristiques qui font son intérêt, continue après l'épisode précédent à se montrer plus humain même si la scène de beuverie, tout en comportant des passages fort amusants, aurait gagné à être écourtée, car elle finit du coup par devenir assez lourde. On saluera un caméo d'Irène Adler (bien intégré car elle ne revient pas vraiment mais sa présence se justifie par une association d'idées et le fait qu'elle continue de marquer l'esprit de Sherlock) et la présence d'Alfred Enoch, le Dean Thomas de Harry Potter dans un petit rôle (même si lui a bien grandi).

(oui il a un tout petit rôle mais je le met quand même parce que).

(et puis zou, encore une fois)

À la réalisation, Colm McCarthy multiplie les effets de style mais d'une manière qui m'a paru plus fluide et moins exagérée que ne l'a fait Jeremy Lovering précédemment. En somme, j'ai énormément apprécié, avec pour seul véritable reproche la longueur injustifiée de la séquence montrant Sherlock bourré, qui finit par gâcher le plaisir de cette incongruité. L'épisode divise nettement ce qui n'est pas étonnant, mais on peut supposer que le prochain épisode sonne le glas de la franche rigolade avec l'arrivée en fanfare de Charles Augustus Magnussen, avatar du maître-chanteur Charles Augustus Milverton. À en juger par le titre de ce futur épisode et le dernier vœu de Sherlock aux Watson à la fin de celui-ci, il y a de quoi parier que le jeune couple risque d'être menacé, et avec une Mary dont on ne sait pas grand chose hormis qu'elle est une menteuse (une des déductions de Sherlock lors de leur rencontre), elle pourrait fort bien être en butte à un chantage de Magnussen.

À suivre dans le dernier épisode d'une saison qui, si elle adopte un ton qui peut déstabiliser, tient néanmoins ses promesses.
potion préparée par Zakath Nath, le Mardi 7 Janvier 2014, 19:37bouillonnant dans le chaudron "Sherlock Holmes".


Ingrédients :

  Persis
Persis
08-01-14
à 21:48

Tu écris tellement bien tes articles que je me demande si tu n'es pas critique de cinéma dans la vie de tous les jours.
J'ai tout simplement adoré cet épisode qui allie l'humour et l'intrigue policière avec des passages complètement dément.
J'ai adoré de voir l'intrépide policier accourir avec tout le bataclan, à la rescousse d'un Sherlock désemparé par ... nous savons quoi, la façon dont le garçon d'honneur mettait mal à l'aise l'ensemble des invités au mariage, et le dialogue virtuel de notre héros avec son frère dans son palais intérieur. Ce mélange d'humour et de mystère autour d'un sociopathe attachant est aussi subtile que truculent.
Comme tu l'as compris, je me suis régalée.

  Zakath-Nath
Zakath-Nath
09-01-14
à 18:55

Re:

En tout cas, l'épisode ne laisse pas indifférent, on dirait qu'il y a à peu près autant de gens qui ont adoré que de gens qui ont détesté (Sherlock trop humain, qui se livre trop -même si avec lui, on ne sait jamais ce qui tient de la sincérité ou de la manipulation ou du mélange des deux -, trop ridiculisé...). Mais j'apprécie que les scénaristes prennent des risques, dans la construction des épisodes et dans la ton, plutôt que d'enchaîner sur la même ambiance que la saison 2, qui avait bien marché.