Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Pilote de Sherlock
La saison 2 qu'on attendait à l'automne sur la bibici n'arrivera finalement qu'en 2012, donc ce n'est pas encore pour demain qu'on saura comment nos amis se sortiront de leur séance de piscine de l'enfer. Pour patienter j'ai regardé le pilote de 60 minutes qui a servi de base à A Study in Pink

Avec une demi-heure de moins, on se doute que pas mal de choses ne sont pas encore présentes dans cette première version. Pas de mention de Moriarty et à peine de Mycroft (on voit Sherlock lui envoyer un mail et c'est tout), pas de descente de police de Lestrade non plus, en fait, la confrontation avec le meurtrier occupe presque un tiers de l'épisode, ce qui déséquilibre un peu le tout.

En tout cas, c'est un peu troublant de voir le même épisode avec des passages très familier mais des différences notables, avec des décors ou des angles totalement différents.

Du côté de Watson, il y a assez peu de changement, pas de pull tricoté à l'horizon mais toujours des vêtements assez quelconques et beaucoup portés. Le jeu de Martin Freeman est identique à celui adopté dans la version finale, mais si son traumatisme n'est pas ignoré c'est tout de même moins fouillé que dans la version diffusée (la conversation avec Mycroft, par exemple, apportait pas mal à ce niveau).

Par contre, il y a une certaine différence avec le Sherlock qu'on a là et celui qu'on connait mieux. Une coiffure un peu plus classique, des cheveux plus clairs et une peau moins pale, déjà, physiquement, il parait un peu plus humain. Il sourit également un peu plus souvent ou de façon un peu plus naturelle, et je crois que la façon dont il est filmé contribue aussi à atténuer son étrangeté. On a donc un Sherlock peut-être plus mignon mais un peu moins percutant.

Niveau look, donc, ça a été pas mal retravaillé même s'il a déjà son superbe manteau et ses chemises hyper-ajustées. Par contre il se balade en jeans, qui lui vont très bien, soit dit en passant:

mais bon, je suis heureuse qu'ils aient un peu revu leur copie, Benedict Cumberbatch est très bien, mais je ne pense pas qu'il m'aurait impressionnée comme il l'a fait lorsque je l'ai découvert dans le rôle si j'avais vu cette version en premier.

Léger changement aussi du côté d'Anderson, qui non seulement arbore barbe et lunettes mais a une voix nettement moins agaçante, ce qui rend le personnage moins agressif. Si sa petite confrontation est toujours présente on ressent quand même moins la tension entre Sherlock et l'équipe de Lestrade.

Quant à Angelo, il apparait là comme l'Italien un brin caricatural:

Du côté des décors, l'intérieur du 221b Baker Street faisait un peu moins vieillot:

. Une différence nettement plus importante et qui joue beaucoup dans la différence de qualité, c'est la réalisation. Certains choix sont les mêmes que dans la version finale, notamment la première apparition de Sherlock:

Mais on est à des lieues de l'inventivité de la mise en scène de Paul McGuigan, ce qui rend l'épisode assez plat. Pas de sms ou de pensées apparaissant à l'écran par exemple. C'est par exemple flagrant dans la scène où Sherlock examine le corps de la femme en rose: on a une scène tout à fait standard et sans grande saveur alors que dans l'autre version on perçoit parfaitement le sens de l'observation de Holmes et sa vitesse de pensée, pour un résultat brillant.

L'épisode évite au moins de montrer Holmes sécher trop longtemps sur la nature du tueur car le suspense a moins besoin d'être étirer, et c'est sans doute un des rares avantages de ce pilote, ainsi que de nous montrer un Sherlock faussement bourré, puis drogué, qui vaut le détour:

Dans l'ensemble, la modernisation est réussie mais c'est loin d'être aussi enthousiasmant que la version finale, moins riche en petits éléments qui font plaisir et parfois moins subtile (on souligne bien le fait que Sherlock n'éprouve pas le besoin de manger quand il est sur une affaire alors que dans la série c'est un élément qu'on repère car il est récurrent mais dont les personnages n'éprouvent pas le besoin de parler).
potion préparée par Zakath Nath, le Mardi 9 Août 2011, 18:17bouillonnant dans le chaudron "Sherlock Holmes".