Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Phantoms
Jenny et sa jeune sœur Lisa arrivent à Snowfield, Californie, où elles doivent vivre ensemble après le décès de leur mère. Elles découvrent une ville morte, quelques cadavres mutilés ou étrangement déformés, quand les habitants n'ont pas simplement disparu. Quand les secours arrivent, ils ne semblent qu'offrir un nombre supplémentaire de proies au terrible prédateur qui rôde.

Il y a de cela des années, quelqu'un m'avait parlé de ce livre et notamment de la scène avec le papillon de nuit et le gros pervers. Ce qui fait que je l'avais gardé en tête mais il aura fallu plus de vingt ans (j'étais très jeune à l'époque, hein!) pour que je le lise. Ça commence très bien, avec les deux héroïnes découvrant une ville déserte à l'exception de corps amochés, les premières apparitions du monstre sont très réussies, il y a un petit côté The Thing télescopé avec Ça et on ne voit pas très bien comment le groupe peut s'en sortir face à un ennemi aussi redoutable.

Malheureusement, après être allée crescendo dans le danger, l'histoire se conclut trop facilement, avec une parade gadget (malgré du techno-babble correct pour expliquer le pourquoi de cette solution) et un dernier frisson. De plus, Koontz a beau détailler soigneusement les pensées des personnages, leur psychologie est très sommaire: les gentils sont gentils et admirables, Jenny et Bryce passent leur temps à s'envoyer mentalement des fleurs, tandis que les méchants sont parfaitement répugnants et l'on perd pas mal de temps avec Kale et Terr pour pas grand chose au final à part livrer une réflexion sur la malfaisance dont est capable l'humain et aussi la possibilité d'une force du Bien pour contrebalancer celle du Mal que les protagonistes ont affronté. On alterne ainsi scènes horrifiques réussies et passages particulièrement niais. Quant au pauvre Flyte, il ne sert pas à grand chose une fois sur place et aurait pu éviter le déplacement.

Dommage, car les capacités de l'Ancien Ennemi étaient riches en possibilité, il y a une réflexion intéressante sur sa nature, mais la manière de le vaincre ne se révèle pas du tout à la hauteur.
potion préparée par Zakath Nath, le Mardi 7 Mai 2019, 12:44bouillonnant dans le chaudron "Littérature".