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Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Minuit jamais ne vienne
L'Angleterre élisabéthaine vient tout juste d'échapper à la tentative d'invasion de l'Invincible Armada espagnole. Il faut dire qu'à l'insu de ses habitants humains, le pays a bénéficié de l'aide d'alliés féériques. Néanmoins, le pacte secret entre la dernière des Tudors et Invidiana, qui règne sur les Fae depuis la cour d'Onyx, n'est pas aussi avantageux qu'il semble pour leurs peuples respectifs. Michael Deven, un jeune ambitieux entré récemment au service d'Elizabeth, et Lune, membre au bord de la disgrâce de la cour d'Onyx, vont remonter aux sources de cette alliance pour l'annuler.

Lorsqu'elle s'est lancée dans les mémoires de Lady Trent et son étude des dragons, Marie Brennan n'était pas une novice puisqu’elle a notamment écrit une tétralogie dont Minuit jamais ne vienne est le premier tome. Elle n'est pas la première à mêler roman historique et rapports entre humains et fées, et au premier abord, l'histoire n'est pas particulièrement originale. Il faut d'ailleurs un peu de temps pour y entrer car les deux premiers actes sont un brin décousus, avec des ellipses, et des personnages principaux rapidement esquissés et qui n'ont pas de traits particulièrement attachants. Pas antipathiques non plus au demeurant, mais on se demande pourquoi on devrait s'intéresser à leur sort en particulier. Même s'il ne fait pas bon vivre à la cour d'Onyx, le besoin de changer de régime n'apparait pas immédiatement.

Heureusement, tout se met en place petit à petit et prend beaucoup plus de sens. Les protagonistes sont malmenés au point où l'on est curieux de voir comment ils vont se tirer de leur pétrin, pour arriver à un dénouement rapide mais cohérent. Des passages qui au départ paraissaient anecdotiques, comme celui avec John Dee, sont plus décisif que prévu, et la conclusion parvient à être touchante. Le thème du pacte avec une entité surnaturelle est bien traité, car l'on sait forcément qu'il y a toujours un piège ou une condition bien moins avantageuse que ce qu'on fait miroiter, mais les motivations des personnages pour le passer sont parfaitement compréhensibles.

Après une entame un peu chaotique, Minuit jamais ne vienne se révèle un joli roman, qui ne révolutionne pas l'utilisation de la Faerie mais n'en demeure pas moins un bon moment de lecture.
potion préparée par Zakath Nath, le Mercredi 2 Octobre 2019, 20:43bouillonnant dans le chaudron "Fantasy".