Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Lutins, saison 1
Une famille de citadins décide de passer les fêtes de Noël dans une petite île au large du Danemark. Leur maison jouxte une forêt entourée d'une clôture électrifiée et les villageois du coin leur déconseillent de s'éloigner de la route côtière. Lorsque la cadette, Josefine, découvre une adorable petite créature blessée, elle est ravie de s'en occuper, sans soupçonner que le lutin a des parents beaucoup plus grands et féroces.

Je n'avais pas avancé beaucoup dans Lutins quand je me suis dit que tout de même, les personnages s'y montraient particulièrement stupides même selon les standards d'un genre où l'intrigue a une fâcheuse tendance à avancer à coup de boulettes évitables de ses protagonistes. Cette idiotie généralisée me rappelant une autre série danoise diffusée sur Netflix, The Rain, j'ai vérifié et les producteurs sont les mêmes, ceci explique probablement cela (on retrouve également Lukas Løkken, alias Patrick, dans un petit rôle). L'idée de base, revisiter le mythe des lutins (Nisser dans la versions originales, Elves dans la langue de Shakespeare) à la sauce horrifique, était séduisante mais le traitement est bien trop léger et les personnages agaçants pour qu'on adhère au résultat.

On pense ainsi à ET dans la relations qui se noue entre Josefine et le bébé lutin, sans que jamais cela ne soit vraiment approfondi et donc émouvant, le personnage de l'adolescente et son entourage étant assez peu travaillés (elle aimerait avoir un chien, sa mère n'est pas d'accord... On est loin du mal-être d'Elliot). On pense aussi à Jurassic Park (décidément, Spielberg n'est jamais loin) avec cette clôture électrifiée qui dysfonctionne et libère les lutins, sans atteindre le millième de la tension nécessaire pour instaurer un suspense (les lutins s'échappent et font un couple de victimes mais reviennent dans le périmètre quand il faut rétablir le courant, c'est pratique). Il y a l'idée d'un culte autour des lutins auxquels on offre des sacrifices mais ce n'est pas non plus développé, seul un personnage, en fait, a l'air de vraiment y croire sans que son autorité soit contestée, bref, on est loin d'une emprise sur les personnages de l'île éloignés du reste du pays.

Et donc les personnages sont trop bêtes pour ne pas frustrer le spectateur le plus indulgent. Bien que Josefine soit celle qui provoque la catastrophe, bizarrement ni elle ni son frère ne sont les plus pénibles, la palme revenant au père de famille qui n'est ni drôle ni efficace quand on le lui demande. Les villageois mystérieux qui lancent des avertissements cryptiques sont un classique mais ils semblent incapables d'offrir d'entrée de jeu une histoire qui tienne la route pour éloigner les touristes de la forêt (elle est bourrée de pièges et il y a des ours auraient suffi, mais non, juste: rester près de la côte et ne prenez pas de sapins parce qu'on aime la nature ici). Aussi irritants que soient les touristes, du coup, on ne peut pas leur en vouloir totalement de provoquer un désastre.

L'interprétation est correcte sans être extraordinaire, l'actrice jouant Josefine est tout de même assez limitée dans la deuxième moitié quand il lui faut jouer la peur, et on ne va jamais très loin dans l'horreur (il y a un petit passage un peu méchant avec une scie mais très atténué par le fait que le sang des lutins n'est pas rouge) pourtant cela pourrait être un peu trop effrayant pour un jeune public malgré un lutin mignon sur l'affiche qui pourrait être là pour l'attirer. Les épisodes ne font qu'une vingtaines de minutes et donc s'enchaînent vite et facilement mais la même histoire aurait pu se raconter en un petit téléfilm n’excédant pas 1h30 sans qu'on y perde dans la psychologie des personnages ou la mythologie tant tout cela est sommaire.

Pas assez poétique pour émerveiller, pas assez horrifique pour vraiment faire peur, cette première saison de Lutins (qui n'en appelle pas forcément une autre malgré une petite ouverture convenue) se laisse surtout suivre grâce à son format et un rythme soutenu mais est trop inconsistante pour marquer les esprits.
potion préparée par Zakath Nath, le Mercredi 1 Décembre 2021, 11:10bouillonnant dans le chaudron "Séries tv".