Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Le Roi Arthur: La Légende d'Excalibur
Vortigern a assassiné son frère Uther et instaure un régime de terreur, tandis que son neveu Arthur grandit dans les bas-fonds, ignorant ses origines. Lorsqu'il tire l'épée Excalibur du rocher où elle est plantée, il attire sur lui l'attention de son oncle qui n'a plus qu'un seul objectif, l'éliminer.

La légende arthurienne a déjà été mise à bien des sauces, et cette semaine, c'est la version Guy Ritchie qui déboule sur nos écrans, après avoir fait un joli flop de l'autre côté de l'Atlantique. Les extraits avaient de quoi faire peur, tout en promettant suffisamment de n'importe quoi pour espérer au moins un plaisir coupable (surtout avec un Jude Law m'évoquant davantage la reine Bavmoda de Willow que Vortigern). Je ne suis pas une grande fan du réalisateur. J'avais bien aimé Snatch mais je ne l'ai pas revu depuis sa sortie en salle, j'étais allée voir Rock n' Rolla pour Mark Strong, avait failli partir pendant le premier quart d'heure pour finalement trouver le film pas si mal, et tout en estimant ses deux Sherlock Holmes bardés de défauts, je n'ai pas non plus passé un mauvais moment devant. Du coup ce Roi Athur aurait pu être une bonne surprise ou un nanar de luxe, mais il n'est malheureusement ni l'un ni l'autre.

Comme on pouvait le pressentir devant les aperçus, le film pioche un peu partout au niveau de ses influences. Des "Oliphants" encore plus gigantesques que ceux du Retour du Roi, un méchant au look très inspiré du Death Dealer de Frazetta et même des Rongeurs de Taille Inhabituelle, comme dans Princess Bride! Cela dit, je compterais tout ça dans les points positifs du film plutôt qu'en être agacée, on a de la bonne grosse fantasy des familles et tant pis si cela manque d'originalité.

Parmi les autres qualités, le casting est plutôt sympathique, notamment au niveau des seconds rôles, on croise notamment Aiden Gillen, Djimon Hounson ou Neil Maskell (et même un cameo de David Beckham). On notera également quelques décors qui en mettent plein les mirettes, comme Londinium.

Et puis il y a le reste. Quelque chose qui ne gênera peut-être pas les aficionados de Ritchie mais qui m'a agacée, ce sont certains dialogues. Celui entre Charlie Hunnam et Michael McElhatton est un bon exemple: débit de mitraillette, surnoms à tout va, enchaînement de vannes sur un montage haché, le tout est censé paraître dynamique et cool mais a sur moi l'effet totalement inverse. Déjà, dans les films purement de gangsters du réalisateur, je trouvais que c'était parfois artificiel, mais dans ce contexte, le mariage des genres ne prend pas, et tout au long du film, le mélange entre la touche contemporaine d'Arthur et de sa bande et la légende épique à souhait finit par lasser.

De plus, le personnage principal est pour le moins agaçant. Il n'a jamais tort, c'est le meilleur, un bad-boy au grand cœur qui va gérer son royaume comme son gang, or les bad-boys au grand comme au petit cœur, ce n'est pas franchement ma came.

Enfin, on a encore droit aux méchants (les Culottes Noires, dans un vibrant hommage à Roderick Spode, peut-être?) saluant leur chef le bras levé tandis que le tyran, dos au spectateur, les contemple à ses pieds façon Triomphe de la Volonté, tandis que ses opposants se sont surnommés la Résistance. En plus d'être rebattu et peu subtil, le parallèle est pour le moins hors sujet et parait plus paresseux qu'intéressant.

Je n'attendais certes pas une réussite, mais le résultat est donc une déception. Malgré un bon début qui y va fort à la fois dans le n'importe quoi et dans l'épique, ce qui laissait au moins espérer du grand spectacle et des bestioles en tout genre, Ritchie livre finalement un film beaucoup plus sage en y ajoutant sa touche personnelle (ah, ce fabuleux passage en go-pro...). Jude Law en Vortigern cabotine, mais pas suffisamment pour que ce soit vraiment marquant et ce qui aurait pu être intéressant dans son personnage est trop survolé pour n'en faire qu'un simple méchant bardé de tous les défauts. On se retrouve donc avec un film pas assez original pour retenir l'attention (pour le meilleur ou pour le pire) mais qui malgré un aspect fantasy heureusement assumé n'y va pas non plus à fond dans son bestiaire et son aspect légendaire en voulant à tout prix rendre son héros branché.
potion préparée par Zakath Nath, le Vendredi 19 Mai 2017, 14:27bouillonnant dans le chaudron "Fantasy".