Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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La Rivière rouge
Pour vendre ses dix milles têtes de bétail, Tom Dunson doit conduire son troupeau vers le Missouri, dans un long trajet semé d'embûche. La moindre n'est pas son caractère tyrannique qui va mener ses hommes à la révolte, y compris Matt Garth, son fils adoptif.

Contrairement à l'autre grande collaboration entre Howard Hawks, John Wayne et Walter Brennan, Rio Bravo, je ne gardais pas un souvenir ému de La Rivière rouge, que je n'avais d'ailleurs pas cherché à revoir une deuxième fois jusqu'à récemment. Le revisionnage des années plus tard ne m'aura pas fait revoir mon jugement. C'est un bon film, mais il y a deux gros points noirs qui font que je ne le mettrais jamais dans un de mes tops. Pourtant, ça démarre bien.

On a tendance à réduire les westerns, surtout les vieux westerns américains, à des histoires de cow-boys et d'Indiens alors que nombre d'entre eux ne sont centrés ni sur les uns, ni sur les autres. Dans le cas qui nous occupe, on est cependant en plein dedans, avec justement des personnages principaux qui ne sont pas autre chose que des cow-boys qui s'occupent de leurs vaches, et en chemin ils vont croiser quelques Indiens anonymes pour le quota de danger et d'action (exception faite de l'aide-cuisinier cheyenne joué par Chief Yowlachie qui est surtout là pour un running-gag au dépend du personnage de Walter Brennan qui a commis l'erreur de vouloir le berner au poker et se retrouve pris à son propre piège). On a Montgomery Clift dans un de ses premiers rôles, Walter Brennan donc qui peaufine son numéro de vieux bougon, et surtout un John Wayne loin du héros droit dans ses bottes en roi du bétail borné et patron de l'enfer.

L'ennui, c'est qu'on ne va pas jusqu'au bout. Gamine, j'avais été perplexe de voir qu'après une scène d'introduction bien développée (d'un homo-érotisme très sûr à base de "regarde mon révolver comme il est beau, tiens tu peux toucher", " le mien n'est pas mal non plus, utilise-le pour voir") qui posait Cherry Valence (John Ireland) comme un adversaire à venir de Matt, cela ne débouchait sur à peu près rien et le personnage s'effaçait de plus en plus jusqu'à une fin aussi expéditive que vague (va-t-il mourir? S'en remettre?). Ce n'est que des années après, dans un livre sur les westerns, que j'ai découvert qu'effectivement, le rôle de Valence avait été pour le moins sacrifié au montage pour une histoire de rivalité amoureuse hors plateau qu'Ireland avait remporté sur Hawks, qui s'était vengé comme ça. On a aussi une séquence dont on se demande si elle constituait déjà un cliché en 1948 ou si ça n'est venu qu'après: le brave cow-boy qui évoque sa fiancé restée au port et ses projets d'avenir alors que les bêtes sont nerveuses et pouf, ça ne manque pas, deux minutes après tout le troupeau lui passe littéralement dessus.

Mais surtout, la fin tombe malheureusement à plat, avec un happy-end qui vient comme un cheveu sur la soupe (même si la tête ahurie des deux gars devant le coup de colère de Tess qui les fait revenir à la raison m'a amusée) et qui n'était pas prévu au départ, ce qui a d'ailleurs déplu à Borden Chase, le scénariste.

La Rivière rouge offre tout de même un voyage mouvementé, avec quelques passages épiques comme la panique des bêtes, un personnage féminin qui comme souvent chez Hawks a du répondant (il faut la voir badiner en pleine attaque de caravane, à peine perturbée par une flèche dans l'épaule), mais le film se révèle frustrant à cause des points évoqués plus hauts.
potion préparée par Zakath Nath, le Dimanche 8 Septembre 2019, 16:34bouillonnant dans le chaudron "Films".


Ingrédients :

  alberto
alberto
11-09-19
à 00:09

J'adore les westerns surtout avec John Wayne !

  Zakath-Nath
Zakath-Nath
11-09-19
à 21:21

Re:

Je ne suis pas une grande fan de John Wayne mais il a quand même quelques westerns magnifiques à son actif!