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Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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House of Cards, saison 3 - The Final Cut
À la mort de Margaret Thatcher, Francis Urquhart, qui est sur le point de battre le record de longévité au pouvoir de la Dame de Fer, s'interroge sur l'héritage qu'il va laisser. Au plus bas dans les sondages, il ambitionne d'égaler Churchill dans la mémoire collective.

On a suivi pendant une saison Francis Urquhart durant sa conquête du pouvoir. On l'a ensuite vu bien installé luttant face à une opposition inattendue. Pour boucler la trilogie, restait la dernière étape: réussir sa sortie. Est-ce que le personnage et le scénariste ont été à la hauteur de leur réputation?

Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce dernier volet ne démarre pas sur les chapeaux de roue. Certes, Urquhart est toujours impopulaire mais l'un dans l'autre, la vie suit son cour et sa femme s'emploie à leur payer une retraite dorée. Malheureusement, Urquhart a ceci de commun avec le roi Lot de Kaamelott que quand il s'ennuie, il complote. Et tout ce qui lui vient à l'idée alors qu'il semble avoir écrasé toute véritable opposition, c'est qu'une retraite dorée ne suffit pas, non, il doit marquer l'histoire au point d'effacer des mémoires la vieille peau qui vient d'avoir droit à des funérailles d'état.

Urquhart vieillit, et ses vieux crimes reviennent le hanter. Pas tous, mais pas seulement le meurtre de Mattie Storin. La jeunesse du personnage à Chypre, jamais évoquée auparavant, peut sembler amenée maladroitement mais elle joue un rôle important dans l'intrigue et n'est pas contradictoire avec ce que l'on savait déjà. On peut regretter que l'enregistrement de son dernier face-à-face avec la journaliste vienne encore jouer les troubles-fêtes, une menace pas franchement originale bien que tout finisse par converger de façon convaincante.

Urquhart n'a jamais été confronté à une opposition redoutable: dans le premier volet, personne ne le soupçonnait de tirer les ficelles jusqu'au dernier épisode et seule Mattie le perçait à jour, bien trop tard. Dans To play the King, le roi manquait de charisme et était bien trop honnête pour qu'on le considère comme une menace sérieuse et la tension se trouvait plutôt du côté de la loyauté vacillante de Tim Stamper. Ici, encore une fois, Urquhart n'a pas vraiment d'adversaire de choix, du moins au premier abord: Tom Makepeace (joué par Paul Freeman, le René Belloq des Aventuriers de l'Arche Perdue) parait bien trop honorable pour prétendre renverser FU. Apparences trompeuses ou non, au final, Urquhart apparait comme son propre pire ennemi, incapable de savoir quand s'arrêter comme en témoigne ses plans pour Chypre.

La sortie de ce politicien machiavélique peut alors décevoir. On pouvait s'attendre (et c'est apparemment le cas dans le roman de Dobbs) à ce qu'il organise tout parfaitement, jusqu’à sa propre mort, mais ce dernier point lui est enlevé. Cela ne manque cependant pas d'intérêt, puisque cela permet de mettre un peu sa femme en avant et de montrer qu'il a bien su la choisir, mais cela manque un peu de superbe.

Sans doute moins amusant à suivre que les deux premières saisons, The Final Cut met du temps à se mettre en place pour une conclusion qui peut paraître un peu expédiée mais conclut la trilogie de façon tout à fait honorable, et Francis Urquhart s'impose comme une des plus belles ordures du paysage audiovisuel, ce qui fait évidemment tout son charme.
potion préparée par Zakath Nath, le Lundi 11 Mai 2015, 15:36bouillonnant dans le chaudron "Séries tv".