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Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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House of Cards saison 2 - To play the King
Francis Urquhart est désormais Premier Ministre et s'ennuie faute de véritables adversaires à affronter. L'accession au trône d'un nouveau roi idéaliste et plein d'idées va se révéler l'occasion de sortir du train-train quotidien.

Michael Dobbs avait tué un peu vite son personnage principal à la fin de son premier roman, The House of Cards mais la fin différente de son adaptation par la BBC lui a donné l'occasion de faire revenir Francis Urquhart. Car qu'on lise Shakespeare ou GRR Martin ou que l'on suive une campagne électorale lambda, ce qui revient tout le temps c'est que conquérir le pouvoir est une chose, l'exercer et le conserver en est une autre et bien des gens qui réussissent la première étape avec brio se retrouvent vite perdu une fois au poste tant convoité.

Dans To play the King, Urquhart a tout ce qu'il veut et exerce le pouvoir comme il l'entend. Si une ligne de dialogue nous informe en passant qu'il a renforcé la position de la Grande-Bretagne, on sait surtout que le chômage augmente et les rues sont bondées de sans-abris. Ce qui n'est pas un problème pour un Premier Ministre qui ferait passer Thatcher pour une petite sœur des pauvres. Quand un roi bien intentionné et inspiré du prince Charles (ex encombrante comprise) s'en mêle, la position d'Urquhart se trouve menacée mais lui donne enfin l'occasion qu'il espérait de s'amuser un peu à manipuler les gens et détruire les réputations.

On retrouve avec plaisir Ian Richardson dans le rôle de l'homme qu'on adore haïr. Urquhart, dans la première saison, se contentait finalement de se venger de son supérieur dont il espérait une promotion. S'il montrait son vrai visage en ne reculant pas devant le meurtre, finalement, le fond était une suite de manœuvre interne à un parti qui en a vu d'autres. Cette fois-ci les actions du personnage ont des conséquences sur tout le pays, et on ne peut même pas dire de FU que certes, il est peu recommandable, mais qu'il fait au moins un bon dirigeant, puisque le peu que l'on voit de ses politiques fait passer la notion de droite décomplexée pour l'euphémisme du siècle.

dans ces conditions, l'on devrait logiquement pencher du côté du roi tout en se disant que le pauvre gars ne fait pas le poids. Néanmoins, si ses intentions sont louables, on ne peut s'empêcher de penser qu'il sort totalement de son rôle et qu'il ne faut pas s'étonner qu'on veuille le remettre à sa place. De plus, certaines des scènes illustrant sa conscience sociale le font surtout paraître ridicule comme celle où, recevant dans un grand restaurant les membres de l'opposition, il est si retourné par la vision des SDF aperçus durant son trajet qu'il décide de ne prendre qu'une légère soupe et un verre d'eau, obligeant toute la tablée à faire de même pour ne pas passer pour des sans-cœur. Si House of Cards n'est pas une comédie satirique au même titre que The Thick of It, l'humour n'est pas absent et il y a tout de même un ton acide indéniable, d'autant que l'on suit cette histoire pour voir jusqu'où le personnage principal va aller dans la bassesse qu'il justifiera toujours cyniquement. Le seul trait encore humain d'Urquhart se présente à travers les remords qu'il éprouve à la pensée de Mattie, mais cela ne l'empêche pas de récidiver dès que sa position est menacée.

La réalisation est toujours assez datée, et l'on voit que la diffusion était prévue pour des écrans qui n'avaient pas le rendu actuel, ce qui ne met pas les acteurs très en valeur physiquement parlant. Heureusement, le jeu compense et Ian Richardson est toujours impérial et bien entouré, avec une mention spéciale pour Colin Jeavons qui revient dans le rôle de son sinistre bras droit Stamper (une invention du scénariste Andrew Davies et non de Dobbs). On s'amusera aussi à repérer une apparition de la future Spice Girl Emma Bunton en prostituée.

Avec ce second volet, on bascule un peu plus dans l'uchronie avec une Grande-Bretagne au main d'un parfait psychopathe. Je m'attends presque à un univers dystopique pour The Final Cut.
potion préparée par Zakath Nath, le Samedi 9 Mai 2015, 14:25bouillonnant dans le chaudron "Séries tv".