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Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Hornblower, saison 1 épisode 1: The Even Chance
Hornblower est une adaptation en série télévisée des célèbres romans de C.S Forester, avec Ioan Gruffud dans le rôle titre. Elle a été inaugurée en 1998 par l'épisode The Even Chance (aussi intitulé The Duel) et se base sur plusieurs chapitres du livre Aspirant de Marine. Et ça commence très bien tout d'abord parce que les différentes intrigues sont bien entremêlées là où le livre nous donnait à suivre une suite de petits épisodes, presque de nouvelles, et ensuite parce que certains seconds rôles, notamment Kennedy, ont été agréablement développés. Voyons ça plus en détail.

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Nous sommes en 1793 et le jeune Horatio Hornblower, fils d'un humble médecin, s'engage dans la Royal Navy. Dépourvu d'appuis puissants, il se retrouve sur le Justinian, qui pourrit au port faute d'ennemis à mettre en pièce.

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In the Naaavy... (air connu)

Le pauvre garçon n'en mène pas large dans ce nouvel univers. Déjà, il a le mal de mer, ça commence bien. Ioan Gruffud n'est pas mon acteur favori, loin s'en faut, mais je dois dire qu'il s'en sort très bien dans le rôle de ce garçon assez renfermé et peu sûr de lui.

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Il se fait accueillir par le lieutenant Eccleston, qui a un nom très noble, et n'a pas l'air d'un mauvais gars.

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Horatio fait également la connaissance des aspirants Clayton et Kennedy (Jamie Bamber), qui sont tout ce qu'il y a de plus sympathiques.

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Quant au capitaine, s'il a connu de meilleurs jours et que ce n'est pas sous sa houlette qu'on gagnera gloire et parts de prise, il est bien disposé envers notre héros, dont il a connu le paternel. Donc jusque-là, ça pourrait aller, sauf que...

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Sauf qu'arrive l'aspirant Simpson, qui a trente ans passé n'a toujours pas réussi à assurer un poste de lieutenant. C'est un peu un raté, mais un raté qui arrive à terrifier et brutaliser ses petits camarades, et naturellement, Hornblower va devenir sa victime de choix. Jusqu'à ce que Hornblower, à bout, le provoque en duel. C'est là que l'adaptation commence à différer du livre et devient nettement plus dramatique. Dans le bouquin, une tragédie était évitée, et Simpson et Hornblower ayant réglé leur différend de façon honorable, étaient affectés à des navires différents et fin de l'histoire.

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Ici, que nenni, Clayton, craignant pour la vie de son camarade et honteux de ne s'être jamais rebellé contre Simpson, met Hornblower hors de combat et va se battre en duel à sa place. Et naturellement se fait tuer, en n'oubliant pas de blesser Simpson au passage. Autrement dit, la querelle est loin d'être vidée, et les deux antagonistes se détestent encore davantage. Clayton était un brave mais pour le coup, il a dérangé plus qu'il n'a arrangé.

On peut toujours compter sur nous pour mettre un peu d'ambiance et la France déclare la guerre à l'Angleterre. Horatio et Archie sont envoyés sur une frégate, l'Indefatigable (Indy, pour les intimes), commandée par le capitaine Pellew (Robert Lindsay).

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Pellew est d'une autre classe que le précédent supérieur d'Hornblower, et il ne chôme pas. Bientôt, Horatio fait son baptême du feu, et pas longtemps après, le voilà commandant une prise chargé de sacs de riz. Cette partie de l'histoire le montre prendre de l'assurance et prouver qu'il est capable d'être un bon officier, tout d'abord en arrivant à se faire respecter d'une bande de matelots pas méchants mais qui avaient pris l'habitude de n'en faire qu'à leur tête:

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Ensuite en arrivant à s'en sortir malgré une prise qui prend l'eau; et donc le riz se gorge d'eau. Et gonfle. Et quand le bateau est déjà bourré à craquer, que la cargaison double de volume, et continue de prendre l'eau, qu'on a que quatre hommes sous ses ordres et neuf Français pas jouasses à l'idée de visiter les prisons anglaises, on se retrouve vite dans ce genre de situation:

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Mais Hornblower arrive à tenir tout ce beau monde jusqu'au retour de l'Indy, et malgré la perte de la prise et de sa cargaison, Pellew est plutôt satisfait (en même temps c'est un peu lui qui avait fait un gros trou dans la prise). Peu de temps après, l'Indy repêche quelques membres de l'équipage d'un navire anglais coulé par un certain Papillon, et devinez qui est parmi les rescapés?

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L'aspirant Simpson, naturellement. Comme on s'en doute, Hornblower et Kennedy sont en liesse. Quant à Pellew, lui, il veut prendre le Papillon et envoie de nuit le lieutenant Eccleston, Hornblower et Kennedy sur des petites barques pour aborder l'ennemi. Simpson s'est obligeamment porté volontaire, ce qui est évidemment louche, mais on ne peut pas trop lui refuser de prêter main forte.

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Pour faire court: alors que les canots approchent de la frégate française, Kennedy, déjà rendu nerveux par la présence de Simpson, manque de donner l'alerte en faisant une crise d’épilepsie. Du coup, on le laisse évanoui dans sa barque durant l'assaut. Simpson profite de la confusion pour couper l'amarre du canot qui dérive et... Et on a intérêt à savoir ce qu'est devenu Kennedy dans le prochain épisode parce que Bamber est trop mignon pour qu'on s'en débarrasse comme ça. Simpson essaie d'abattre Horatio en faisant croire que c'est un coup des Grenouilles, mais a moins de succès, un des matelots que Hornblower avait réussi à mater venant en aide à ce dernier:

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Le lieutenant Eccleston est mortellement blessé, et se voyant dans l'incapacité de se régénérer en lieutenant Tennant, il passe le commandement à Hornblower, même si Simpson, qui a l'avantage de l'ancienneté, rechigne quelque peu. Le Papillon, toujours sous couleurs françaises, vient en aide à l'Indy pressée par plusieurs navires français, et Hornblower et à nouveau félicité par Pellew. Le moment est venu de régler les comptes: Hornblower accuse Simpson de lui avoir tiré dessus, Simpson accuse Hornblower d'avoir pris le commandement du Papillon alors que son les règles il aurait dû être sien. Puis il l'accuse aussi d'être un lâche et un menteur, pour faire bonne mesure. On est bon pour un nouveau duel.

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Sans entrer dans les détails, Hornblower établit qu'il n'est pas un lâche, Simpson établit qu'il en est un beau, et le capitaine Pellew établit qu'il a la classe.

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(Je le kiffe)

Au terme de cet épisode d'une heure et demie, Horatio Hornblower a donc prouvé qu'il était un bon navigateur, qu'il savait se faire respecter de ses hommes, et qu'il n'était pas un couard, bref, le parfait petit officier de sa Majesté, alors qu'importe s'il a tendance à repeindre le carré des aspirants avec son vomi, après tout l'autre Horatio, Nelson, a souffert du mal de mer toute sa vie, ce n'est pas ça qui l'a empêché de mener sa barque.

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You know what? I'm happy.

The Even Chance inaugure de belle manière cette série d'adaptation. Le casting est solide et si je craignais que les scènes en mer fassent cheap, c'est loin d'être le cas. Certes, les batailles navales sont assez statiques et ne rivalisent pas avec les films à gros budgets, mais c'est loin d'être honteux et on ne nous cache pas les vilaines blessures. De la belle ouvrage.

potion préparée par Zakath Nath, le Samedi 29 Octobre 2011, 19:12bouillonnant dans le chaudron "À l'abordage !".