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Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Hérédité
Peu après la mort de sa mère avec qui elle entretenait des rapports difficiles, Annie et sa famille commencent à être victimes ou témoins de phénomènes inquiétants.

Bon, d'accord, le résumé au-dessus est générique au possible pour ne pas dire totalement pourri, mais il est difficile d'en dire trop d'entrée de jeu. Ce premier long-métrage d'Ari Aster est précédé d'une réputation flatteuse et bien que comme d'habitude, il vaut mieux ne pas accorder trop de sérieux aux accroches sur les affiches, il sort vraiment du lot.

Hérédité tranche avec la vague actuelle de films d'horreur comme The Conjuring (dont je suis en général cliente mais qui a la longue deviennent lassants), en instaurant d'emblée une ambiance pesante sans grands effets apparents ou recours à de vieux trucs du type jumpscare abusifs. Tout au plus pourrait-on reprocher l'utilisation dès les premières images de la musique comme béquille pour bien plomber l'ambiance, mais la mise en scène et la façon dont Aster pose lentement ses pièces sont du grande maîtrise et suscitent l'intérêt. Il y a ainsi tout un jeu entre la maison où se déroule une grande partie de l'intrigue et les miniatures fabriquées par Annie, où il faut parfois un moment pour discerner sur quel plan on se trouve et qui est très habile, en plus évidemment de la portée symbolique de l'artifice. Même si les indices sont introduits assez tôt, durant la première heure il est difficile de voir où l'on va sans que ce soit un défaut, au contraire, on sent qu'il y a quelque chose d'intensément malsain et dérangeant sans en discerner l'origine, dans l'étrangeté du personnage de Charlie, dans ce qui est dit et ce qui ne l'est pas dans les rapports entre Annie et sa mère et comment cela se répercute sur ses propres enfants...

Si Gabriel Byrne traverse le film d'un air souvent absent (ce qui est probablement voulu), Toni Collette est très investie dans son rôle tandis qu'Alex Wolff et Milly Shapiro sont également solides. Néanmoins, certains points de scénario paraissent un peu étranges (même compte tenue de l'étrangeté ambiante) comme l'attitude de Peter dans la foulée d'un certain événement, ou une ligne de dialogue prononcée par Ann Dowd dont le manque de logique met la puce à l'oreille pour la suite.

Et justement, malheureusement, la suite n'est pas à la hauteur de cette belle entrée en matière, puisque l'on revient sur des bases plus convenues, non seulement dans le thème traité (qui ne sort pas non plus de nulle part, puisque comme dit plus haut, les indices arrivent vite) mais aussi dans les ficelles utilisées pour faire frémir. On ne tombe pas dans le train fantôme, mais après avoir su instaurer l'angoisse sans que l'on n'arrive vraiment à mettre le doigt sur ce qui la suscitait alors qu'a priori, rien n'arrive, on tombe dans les silhouettes se déplaçant à l'arrière-plan dans le dos d'un protagoniste et autres trucs classiques.

Hérédité n'est donc pas totalement abouti, ce qui est dommage car le film commençait très fort par sa mise en scène et le traitement des thèmes abordés. Cependant, le film est suffisamment remarquable pour que l'on se souvienne du nom d'Ari Aster et que l'on attende la suite avec curiosité.
potion préparée par Zakath Nath, le Mardi 19 Juin 2018, 14:14bouillonnant dans le chaudron "Films".