Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


mon compte twitter mon tumblr mon compte bétaséries



Les aventuriers de l'article perdu

Archive : tous les articles

Principaux grimoires

Inventaire des ingrédients

Ce qui mijote encore
House of the Dragon, saison 1 épisode 9: The Green Council (2)
Vendredi 21/10 12:03 - Zakath-Nath
Dracula (1)
Vendredi 21/10 11:26 - ariannememphis
The Goes Wrong Show, saison 2 (2)
Jeudi 15/09 19:05 - Zakath-Nath
Call Me by Your Name (2)
Dimanche 21/08 09:12 - Zakath-Nath
Carnivàle - La Caravane de l'Étrange, saison 1 (1)
Samedi 20/08 22:04 - Yoda Bor
La Quête de Saint Camber (2)
Dimanche 05/06 11:14 - Zakath-Nath
Le 14e Docteur arrive! (2)
Lundi 09/05 18:56 - Zakath-Nath
Hermione Granger (28)
Lundi 20/06 07:39 - Emma
Les Maîtres Enlumineurs (2)
Dimanche 13/02 10:14 - Zakath-Nath
La Roue du Temps, saison 1 (2)
Dimanche 09/01 20:55 - Zakath-Nath

Potion précédente-Potion suivante
Grantchester, saison 6
Will décide de s'accorder des congés bien mérités et invite ses amis à le rejoindre dans un camp de vacances. Le propriétaire des lieux ne tarde pas à être assassiné et le brave révérend de mener aussitôt l'enquête en compagnie de Geordie.

Parce que la série a pour personnages principaux des pasteurs et des vicaires, on se croyait visiblement obligé de conclure chaque épisode par un sermon (ou une homélie, ou un prêche, enfin, du blabla dans une église, quoi) histoire d'apporter une petite morale à l'intrigue que nous venions de suivre. En rapport direct avec l'univers certes mais cela pouvait vite devenir gonflant. Dès ce début de saison, les scénaristes ont décidé de partir d'un autre pied, en ouvrant sur un laïus de Will à ses ouailles, entrecoupé de ses diverses activités pour la paroisse, le tout se concluant par Leonard suggérant à son ami que peut-être il aurait besoin de vacances, et on en finit avec ce schéma sur une note légère. On enchaîne sur une scène cocasse où l'on découvre tout le monde dans son petit bungalow en tenue plus ou moins d'été, on rigole bien et qu'on en profite car cela ne va pas durer.

Encore une fois, les enquêtes policières ne sont pas très fouillées même si elles permettent à l'occasion d'aborder des thèmes graves ou d'éclairer sur l'époque mais on sent toujours les scénaristes à l'étroit, obligés qu'ils sont en 45 minutes de résoudre un whodunit et de traiter des tourments des personnages principaux. Cette saison-ci, Leonard est particulièrement éprouvé. Son homosexualité à une période où celle-ci est encore illégale l'avait déjà mis en danger précédemment et quand un maître-chanteur pointe en début de saison, on craint une simple redite. Cela ira cependant beaucoup plus loin et le pauvre garçon devra affronter la disgrâce, les tribunaux et même la taule. Il y avait alors à craindre qu'on en reste là, une manière expéditive d'amener du sang neuf après six saisons de bons et loyaux service de la part d'Al Weaver. Heureusement, on ne se contente pas de l'envoyer en prison sans passer par la case départ et sans récupérer 20000 francs en se disant que c'est bien tragique: Leonard aura au contraire la vedette dans un épisode où il enquête sur la mort d'un de ses codétenus et on bouclera son arc de manière satisfaisante.

Son remplaçant, Henry Jones, incarné par Ahmed Elhaj, est plutôt sympathique mais manque d'aspérité. Un peu à l'instar de Will et de Mrs Chapman au début, on est trop préoccupé par le sort de Leonard pour lui accorder l'attention qu'il mérite, on attendra donc la saison prochaine pour s'en faire une meilleure idée. L'autre grande sous-intrigue des huit épisodes (au lieu des six habituels) concerne Geordie, qui renoue avec un vieux compagnon d'armes, ce qui ne va pas faire ressortir les meilleurs aspects de sa personnalité. Là encore, ce n'est pas la première fois que l'on s'attarde sur les problèmes de l'inspecteur mais contrairement à Leonard, je n'ai jamais eu une grande empathie pour ce personnage.

Toute cette histoire permet au moins de voir Shaun Dooley, un acteur que j'apprécie de croiser d'une série britannique à l'autre (sans jamais retenir son nom pour autant) et d'offrir un dernier épisode qui boucle bien tout mais enfin, le Geordie mauvais mari qui rentre repentant au bercail en promettant que cette fois-ci, il va se tenir, on l'a déjà vu. Cathy n'a pas l'air de l'entendre de cette oreille cette fois-ci, cela dit. Ce n'était pas inintéressant d'explorer les traumatismes liés à la Seconde Guerre Mondiale qui se cache derrière le personnage et que Johnny va faire remonter mais tout cela ne me passionne pas spécialement.

Cette saison 6 s'est en tout cas révélée moins ronronnante que la précédente, offrant une sortie à la hauteur à l'un des personnages principaux. On peut toujours regretter que la partie policière paraisse toujours expédiée et à la limite secondaire.
potion préparée par Zakath Nath, le Dimanche 24 Octobre 2021, 12:32bouillonnant dans le chaudron "Séries tv".