Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Gotham, saison 5: Legend of the Dark Knight
Gotham est coupée du reste des États-Unis, et les différents gangs se partagent le territoire, tandis que Gordon et le GCPD tentent de maintenir l'ordre, protéger la population et obtenir de l'aide du reste du pays. Mais quand cette aide arrive sous la forme d'un vieil ami de Gordon, elle peut cacher un piège...

L'ultime saison de Gotham est réduite de moitié par rapport aux précédentes, mais ce n'est pas un défaut à mes yeux car je préfère de loin le format d'une douzaine d'épisodes plutôt qu'une vingtaine. Cela permet de réduire les sous-intrigues qui servent à meubler ou s'éternisent, et avec ce que l'on a, le programme est déjà lourd: on s'inspire pas mal de No Man's Land avec Gotham isolée, où chaque freak règne sur un territoire. On retrouve plus ou moins brièvement ceux que l'on a déjà croisé, avec néanmoins toujours l'accent sur l'Homme-Mystère, le Pingouin, et Jeremiah, mais une vielle connaissance se révélera être le Ventriloque (ou un de ses précurseurs, vue comme ça se termine pour lui) mais surtout on nous introduit Bane... et c'est le drame.

Gotham est une série inégale, offrant des variations très discutables parfois sur l'univers de Batman mais elle aura révélé dans les rôles des futurs adversaires du justicier quelques acteurs comme Robin Lord Taylor ou Cameron Monaghan. Erin Richards, qui partait de très loin dans le rôle de Barbara Keen, véritable boulet qui plombait la saison 1, a réussi à se montrer beaucoup moins insupportable tout en cabotinant joyeusement, et si la conclusion de son histoire n'est pas des plus crédibles, elle m'aura au final agréablement surprise. Pour Bane, hélas, on est vraiment dans la sortir de route: déjà, c'est Shane West, mon vieux pote de Salem, qui l'incarne, ensuite il est affublé d'un look ridicule qui lorgne sur la version Nolan sans l'être non plus (et il n'y a pas que le look qui est inspiré par Nolan)... Heureusement qu'on peut se rabattre sur quelques valeurs sûres à côté.

Les onze premiers épisodes se concentrent donc à régler la situation dramatique de Gotham, avec le jeu d'alliance et de trahison habituel, des personnages qui reviennent encore alors qu'on les croyait disparus pour de bon, ce qui est un brin répétitif mais la saison étant moins longue, ça arrive à passer, bien que la conclusion de tout ce bazar soit expédiée et que décidément, Gordon et Bruce ne sont pas joués par les meilleurs acteurs de la bande.

Le dernier épisode est une coda située dix ans plus tard, qui permet enfin de montrer les débuts de Batman et du Joker. Quand la série a démarré, il n'était même pas possible de les montrer ou de les nommer, c'est désormais le cas mais il ne faut pas s'attendre à un festival pour cet épisode d'une durée standard, un peu précipité donc pour replacer tout le monde et dont l'intrigue sert surtout de prétexte à dire au revoir à la plus grande partie de la galerie des personnages et à les montrer entrer dans une nouvelle ère.

Cette dernière saison souffre d'un défaut présent dès le début, une difficulté à choisir le bon ton ou en tout cas à gérer ses ruptures de ton, parfois sérieuse, parfois délibérément déjantée (c'est là qu'elle s'en sort le mieux), parfois étonnamment gore, parfois trop grand public dans sa manière d'aborder ses thèmes, mais on échappe aux intrigues mafieuses (Sofia Falcone ne sort pas de son coma et ce n'est pas plus mal), on peut toujours compter sur certains pour faire leur petit numéro, et on ne finit donc pas sur une note si mauvaise une série globalement maladroite mais qui avait ses bons moments.
potion préparée par Zakath Nath, le Samedi 27 Avril 2019, 14:11bouillonnant dans le chaudron "Séries tv".