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Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Emerald City, saison 1
Dorothy, jeune infirmière du Kansas, se retrouve transportée par une tornade dans un monde fantastique. Décidée à rencontrer le Magicien qui règne sur le pays et pourrait la ramener chez elle, elle va se trouver au centre d'une lutte de pouvoir, sans se douter qu'elle devra y jouer un rôle fondamental.

Comme James Barrie avec Peter Pan ou Lewis Carroll avec Alice aux Pays des Merveilles, L. Frank Baum a créé avec Le Magicien d'Oz et ses suites un univers de fantasy que tout le monde connait, ou croit connaître à travers les adaptations et les différentes déclinaisons, sans avoir forcément lu l’œuvre originale et du coup la vision qu'on en a peut être, malgré la familiarité apparente, parcellaire et déformée. C'est par exemple mon cas puisque je n'ai jamais lu les livres et seulement vu le film avec Judy Garland quand j'étais très jeune. Aussi, si certains éléments de cette relecture sautent aux yeux de la néophyte que je suis (la route jaune, le magicien escroc, les sorcières, l'épouvantail, l'homme en fer blanc ou le lion, pour n'en citer que quelques uns), d'autres ont dû me passer largement plus au-dessus de la tête.

Créée par Matthew Arnold et David Schulner et diffusée depuis le début de l'année sur NBC, cette première saison avait pour ambition d'adapter de façon moderne la célèbre saga. Des parallèles ont été fait avec Game of Thrones mais comme d'habitude quand il s'agit de promotion, on cite vite le dernier succès en date même si le rapport est ténu: d'accord, plusieurs camps en présence se tirent dans les pattes et l'on a parfois de la peine à distinguer quel côté est le plus recommandable. D'accord, la Sorcière de l'Ouest dirige une maison close, histoire de bien faire comprendre que le public visé n'est pas trop jeune. Il ne faut pas chercher plus loin et Emerald City est loin d'être une resucée de la série d'HBO.

L'ennui est qu'au bout des dix épisodes que comporte la saison, on ne sait toujours pas vraiment ce qu'est Emerald City. On y reconnait un peu ses petits comme l'Épouvantail à la recherche d'un cerveau qui est ici un amnésique que Dorothy trouve crucifié, mais l'exposition est confuse et cela ne s'arrangera que très lentement et péniblement au fil des épisodes. On ne semble pourtant pas se trouver devant une histoire complexe mais plutôt devant une intrigue relativement simple mais maladroitement racontée.

De plus, malgré la présence dans des seconds rôles de Joely Richardson ou Gina Mckee, aucune performance ne ressort vraiment et les personnages principaux se révèlent assez fades. Personne n'est pris en flagrant délit de mauvais jeu mais ça s'arrête là, et certains protagonistes comme Tip sont agaçants même quand on comprend leurs tourments.

Tout n'est pas mauvais, cependant. La réalisation de tous les épisodes a été confiée à Tarsem Singh, ce qui permet non seulement d'avoir une unité, mais également de bénéficier d'une esthétique toujours recherchée et séduisante. Ça bouffe à tous les râteliers (un peu de steampunk - j'ai d'ailleurs aimé les singes volants - à l'architecture de Gaudi) mais il y a toujours un plan, un décor, un personnage qui va hisser l'ensemble au-dessus de la petite série de fantasy fauchée et standard dans laquelle on craint parfois de tomber. Les brusques changements de climat, de paysages, de peuples dans un périmètre qui semble restreint contribuent à donner un aspect presque onirique à cet univers plutôt que simplement construit de bric et de broc sans soucis de cohérence.

Cela peut paraître mince pour contrebalancer une histoire qui peine à impliquer le spectateur, faute de direction précise et de personnages accrocheurs, mais cela donne un charme à ce qui pourrait n'être qu'un échec de plus à revisiter les classiques (NBC s'était d'ailleurs bien cassée les dents sur Dracula). De là à donner une chance pour une seconde saison alors qu'on termine sur un cliffhanger, il y a toutefois un fossé difficile à franchir.
potion préparée par Zakath Nath, le Lundi 6 Mars 2017, 14:13bouillonnant dans le chaudron "Fantasy".