Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Du sang dans le désert
Morg Hickman, chasseur de primes, arrive en ville pour toucher l'argent que doit lui rapporter sa dernière prise. Il fait la connaissance de Ben Owens, le jeune shérif du coin plein de bonne volonté mais sans expérience. Bon gré mal gré, Hickman commence à lui apporter son aide.

Le titre original du film, The Tin Star, lui convient bien mieux que Du sang dans le désert, bien joli mais que l'on pourrait accoler à un tas d'autres westerns sans rapport avec celui-ci. L'étoile en question est évidemment celle de shérif, à laquelle Ben ne veut pas renoncer même si cela lui vaut les menaces de Bart Bogardus, qui voudrait imposer sa propre loi dans le patelin, et compromet son mariage avec la femme qu'il aime, désireuse de le voir embrasser une profession plus sûre. C'est la même étoile que Morg porta autrefois et qu'il refuse de reprendre malgré les sollicitations de Ben. Le vieux chasseur de primes va néanmoins prodiguer de précieux conseils au jeune homme de loi et à son contact et celui d'une jeune veuve et de son fils, retrouver de ses idéaux d'antan.

Convenu, certainement, même en 1957, date de sortie du film. Un film tourné en noir et blanc, ce qui est curieux pour l'époque et j'ignore si c'est un choix artistique d'Anthony Mann ou lié à une contrainte budgétaire. On se laisse pourtant facilement embarquer dans le récit grâce au duo formé par Henry Fonda et Anthony Perkins. Le premier est particulièrement à son aise en pistolero cynique mais au fond bien brave et on peut regretter que sa collaboration avec Mann se soit bornée à ce seul film et n'ait pas donné lieu à quelques autres, comme ce fut le cas pour James Stewart.

Pour ce qui est des seconds rôles, Mann fait de nouveau appel à John McIntire, mais contrairement à Winchester 73 et Je suis un Aventurier, il lui confie cette fois-ci un personnage totalement positif, le brave docteur du village. On a également droit aux bonnes vieilles gueules d'assassins de Neville Brand et Lee Van Cleef qui annoncent des ennuis par leur seul présence. Brand joue l'antagoniste principal du film, une brute raciste toujours partante pour mener un lynchage. S'il n'y a rien à redire sur les interprètes, on peut toutefois regretter que les menaces de nature différente qu'ils représentent manquent tout de même de consistance par moment pour instaurer une véritable tension tout au long de l'histoire, qui parait presque trop légère.

Mann oblige on a un promontoire rocheux comme théâtre d'un affrontement, sans que cela fasse redite avec ses précédents westerns, il en tire toujours quelque chose de différent, mais ce n'est pas le seul passage notable: on se souviendra aussi de l'accueil du docteur en ville pour fêter son anniversaire et les réactions des habitants alors que son buggy avance, ou la manière dont Mann filme Brand disposant son chapeau de manière à cacher qu'il va tirer.

Pas un des grands westerns de Mann, du niveau de L'Homme de l'ouest ou de ceux mettant Stewart en vedette mais une jolie histoire de formation et de filiation, emballée avec la dextérité coutumière du réalisateur.
potion préparée par Zakath Nath, le Dimanche 23 Août 2020, 17:13bouillonnant dans le chaudron "Films".