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Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Doctor Who, saison 9 épisode 11: Heaven Sent
Le Docteur est téléporté dans un étrange château, hanté par une mystérieuse créature voilée. Que veulent de lui les gens qui l'ont envoyé là? Comment sortir de cette prison?

Jusqu'à présent, cette neuvième saison s'était révélée particulièrement solide et d'une régularité encore jamais vue depuis la reprise, avec pour seule véritable exception Sleep no more, destiné à être le vilain petit canard de la fournée. Il manquait néanmoins un grand épisode, de ceux qui s'inscrivent dans un top 10, qui ne se contente pas d'être réussi mais pourrait même faire office de modèle pour des aspirants scénaristes ou plus largement des personnes désirant travailler dans le milieu des séries télé. C'est exactement ce qu'est Heaven Sent. Ce n'est pas la première fois que le Docteur voyage sans compagnon mais généralement, il se liait au moins brièvement à des gens en cours de route. Si l'on excepte le passage dans la Matrice de The Deadly Assassin (et j'y ai pensé au long de l'épisode) jamais Docteur n'a été livré autant à lui-même, et il ne s'agit pas d'un compagnon-lite où Clara serait occupée de son côté, non, il subit encore le contrecoup de sa mort et est encore hanté par sa présence.

Le décor est une des réussites de Heaven sent. On part d'un énième château comme la Grande-Bretagne en a tant à fournir pour les tournages, mais suffisamment revu et corrigé pour nous paraître réellement étranger. Alors que je n'ai joué à ce jeu qu'une fois il y a plus de vingt ans, je n'ai pu m'empêcher de penser à Myst avec cette errance dans un lieu isolé et vide. Ou presque, puisque le Docteur n'est pas tout à fait seul et doit affronter le Voile. Le nuage de mouches qui l'accompagne et sa démarche traînante l'empêche de ressembler trop à un Détraqueur et lui donne un aspect inquiétant approprié. Un des tours de force de l'épisode est de tenir sur la longueur (une longueur qui excède d'ailleurs de dix minutes le format habituel) avec aussi peu d'éléments de base, et elle le fait brillamment. Jusqu'à une révélation finale que l'on pouvait certes voir venir mais qui ne perd pas de sa force.

C'est l'occasion évidemment pour Capaldi de montrer une fois pour toute qu'il est un grand acteur et le concert de louanges que lui et Moffat ont pu recevoir après la diffusion n'est pas usurpé. Mais il ne faut pas oublier d'autres contributeurs, à commencer par Murray Gold dont la partition justifierait à elle seule l'achat du CD de la saison, ainsi que la réalisatrice Rachel Talalay et le monteur William Oswald. Si l'acteur porte l'épisode sur ses épaules, il ne faut pas perdre de vue qu'il est soutenu par un travail commun réglé à la perfection.

La dernière scène amorce un épisode final qui devrait être très différent car après un huis-clos intimiste, on se dirige vers une conclusion spectaculaire. La dernière réplique du Docteur risque de faire couler de l'encre, puisqu'on s'attaque à un point qui rappelle une réplique discutable du téléfilm avec Paul McGann mais elle peut être à double sens ou à ne pas prendre au premier degré (avec Moffat, c'est plus que probable). Quoiqu'il en soit et même si les réponses ne sont pas à la hauteur des questions posées par cet épisode, cela ne suffira pas à tempérer le sentiment d'avoir assisté à un des plus grands moments de la série.
potion préparée par Zakath Nath, le Dimanche 29 Novembre 2015, 15:04bouillonnant dans le chaudron "Whoniverse".


Ingrédients :

  Campanita
Campanita
29-11-15
à 22:49

Décidément, Sleep No More est le seul bémol de cette saison et cet épisode-ci est incroyablement grandiose, au point que je me demande comment le suivant fera pour être ne fusse qu'aussi bon (mais je reste confiante de ce côté-là). J'ai pensé à Myst aussi, mais également (mais c'est sans doute parce que j'ai été au ciné voir le dernier volet ce week-end) le Hunger Games 2 avec l'arène-horloge quand le château tournait. Je suppose que l'épisode est riche en références que je n'ai pas toutes remarquées, l'ambiance est particulière, oppressante et effrayante. La boucle temporelle qui se répète à l'infini donne le vertige. Je pense d'ailleurs que curieusement c'est la première fois dans la série que cet aspect du voyage dans le temps est abordée si profondément(enfin, il y a la boucle de River dans The Big Bang, mais ce n'était qu'un petit point de l'épisode).

  Zakath-Nath
Zakath-Nath
29-11-15
à 23:20

Re:

Je crois en effet qu'à part le cas de River, c'est la première fois. On a eu des boucle mais plus dans le sens d'un paradoxe, comme plus tôt dans la saison avec Under the Lake/Before the Flood. La première fois que j'ai vu l'épisode, le coup de la boucle m'a presque fait rire nerveusement tellement ça me rendait chèvre, elle dure un sacré bout de temps mine de rien mais c'est ce qu'il fallait.

Ça va être dur de passer après cet épisode et je sens que le final va fatalement beaucoup plus diviser, mais il y aura certainement des émotions fortes.

  leodagane
leodagane
01-12-15
à 20:14

Re:

Alors là, je reste sans voix après cet épisode... Un des meilleurs de Doctor Who en effet, avec une musique grandiose et un Docteur à tomber par terre... Bravo Mr Capaldi ! Le "détraqueur" (décidément, après le chemin de Traverse la semaine dernière) faisait vraiment peur et je suis restée scotchée devant ce long épisode en le trouvant trop court. En effet on sent un peu venir la révélation finale, mais sans trop savoir comment ça peut fonctionner, et puis on ne sait pas bien non plus comment il a pu se retrouver là. Enfin, moi, je n'ai pas compris. A suivre pour le final qui promet d'être encore un grand moment.

  Zakath-Nath
Zakath-Nath
02-12-15
à 16:07

Re:

D'ailleurs, à propos du "Détraqueur", je crois que c'est la première fois qu'on voit un Docteur aussi ensanglanté. Ten s'était bien fait quelques coupures au visage à la fin de The End of Time mais pas à ce point.

  leodagane
leodagane
02-12-15
à 16:37

Re:

C'est vrai que c'était inhabituel, parce que jusqu'à présent on n'avait vu que des petits bobos ou carrément une régénération. Je crois que ça participe à la réussite de cet épisode déroutant et très très fort.