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Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Potion précédente-Potion suivante
Doctor Who saison 8 épisode 1: Deep Breath
Un T-Rex dans la Tamise à la fin du XIXe siècle, voilà qui a de quoi intriguer et comme on pouvait s'en douter, le Docteur n'est pas loin. Mais tout juste régénéré, il a la mémoire qui flanche tandis que Clara est presque aussi déstabilisée de voir son compagnon de voyage radicalement changé. L'aide du paternoster gang ne sera pas de trop.

Un début de saison de Doctor Who s'attend toujours avec impatience, mais quand un nouveau Docteur fait ses premiers pas, forcément, les attentes sont multipliées. Heureusement, ce premier épisode s'avère plus que satisfaisant. Il faut dire que les moyens sont là, que ce soit pour la durée (76 minutes soit quasiment l'équivalent d'un double épisode d'entrée de jeu... Ce qui est un peu le cas puisqu'il n'y aura que douze épisodes au lieu de treize), les moyens (un dinosaure pareil aurait difficilement été imaginable il y a quelques saisons) ou derrière la caméra, Ben Wheatley ayant été mobilisé. Avec ce format, l'histoire prend son temps pour démarrer mais sans être languissante. Cela permet surtout de se concentrer davantage sur Clara que sur le Docteur lui-même, une Clara dont les doutes vis-à-vis de la régénération du Docteur vont permettre par l'intermédiaire de Vastra de répondre aux doutes émis par certains spectateurs lorsque Capaldi a hérité du rôle. Les atermoiements de Clara pourrait la faire passer pour superficielle mais je n'ai pas eu cette impression, certes on parle de son égocentrisme mais elle est en bonne compagnie avec le Docteur, comme le prouve le malentendu du rendez-vous au restaurant, aussi amusant qu'intrigant.

Mais tous les beaux discours de Mrs Vastra et Jenny (couple qui soit dit en passant est un peu plus développé dans son quotidien et ses émotions que précédemment, ce qui est un bon point) ne vaudraient pas tripette si en définitive, l'interprète du Docteur ne se révélait pas à la hauteur. Et Peter Capaldi relève le défi avec insolence. Okay, qu'il soit mauvais m'aurait franchement étonné, mais il est immédiatement à l'aise, d'abord en Docteur vulnérable et erratique, ensuite quand il reprend la main. Se dessine déjà un Docteur à la nature assez sombre ou en tout cas ambigu, qui abandonne Clara à son sort même s'il ne part pas bien loin et dont on ne sait pas s'il a poussé le droïde en chef ou si celui-ci s'est suicidé, convaincu par ses raisonnements. Néanmoins, il n'a pas un côté trop agressif que j'appréhendais un peu ce qui amène un bon équilibre entre un personnage avec qui on pourrait aimer passer du temps mais qui peut se révéler sans trop de scrupules dans ses méthodes.

L'intrigue principale quant à elle est relativement simple, l'accent étant plutôt mis sur les sentiments des différents personnages, mais elle est bien menée et haletante dans sa seconde partie. On retrouve avec plaisir des ennemis familiers (je suis fans de ces robots qui évoquent de vieux automates). Suffisamment familiers pour ne pas se perdre en longues explications, suffisamment revisités pour réserver quelques surprises, le chef étant très réussi, visuellement et dans le jeu de l'acteur. Enfin, on ouvre sur un mystère, l'identité et les motivations de Missy, interprétée par une Michelle Gomez qui en deux minutes arrive à être aussi flippante qu'amusante.

Des débuts prometteurs, en espérant que la suite tienne ses promesses.
potion préparée par Zakath Nath, le Dimanche 24 Août 2014, 14:33bouillonnant dans le chaudron "Whoniverse".


Ingrédients :

  TrueMormont
28-08-14
à 07:54

Et c’est reparti pour une nouvelle saison ! Je suis d’accord avec toi, même si le scénario avait été écrit par Luc Besson, Peter Capaldi aurait de toute façon réussi à faire des merveilles. L’atmosphère de ce premier épisode m’a paru beaucoup moins « dark » que ne le présentaient les différentes bandes annonces, malgré une fin particulièrement intrigante. La présence du paternoster gang, le Londres victorien et le méchant (qui me rappelle « La grande intelligence ») m’ont fait penser aux épisodes spéciaux de Noël dont le ton est toujours plus « familial » que les autres. C’est tout aussi bien si cela peut ramener vers Doctor Who son public initial, surtout si on se débarrasse en passant de la tension sexuelle autour du docteur qui commençait franchement à lasser sous Matt Smith. Enfin, ce n'est que le premier épisode. Ah, et longue vie au steampunk dans Doctor Who !^^
Sinon, je n’ai pas d’impressions particulières sur l’arc initié avec Missy, par contre j’ai été agréablement surprise de voir celui sur le « visage » du Docteur apparaître aussi tôt. Une théorie en vue?

  Zakath-Nath
Zakath-Nath
28-08-14
à 09:06

Re:

Pour le visage, je ne sais pas, en fait ce qui m'étonne c'est qu'on en fasse une histoire: avant de jouer le sixième Docteur, Colin Baker avait joué un autre personnage face au cinquième Docteur, et quand il est ensuite apparu dans la série en tant que Docteur, on n'a pas donné d'explication.
Je crois aussi qu'une des compagnes timelord de Four, Romana, en se régénérant avait carrément choisi le visage d'un personnage qu'ils avaient déjà croisé auparavant.
On dirait que le Docteur ne peut pas choisir consciemment un visage même si ceux-ci n'apparaissent pas au hasard (jeune ou vieux, ça veut dire quelque chose en général - ou on le justifie dans l'histoire pour justifier le choix de l'acteur) mais ce n'est pas la première fois qu'il a un visage qu'on connait, donc on peut supposer qu'il mémorise les visages des gens qu'il croise et que ceux-ci du coup apparaissent leur d'une régénération.
Le truc qui m'embête un peu, c'est que comme il y a eu un précédent il y a des années qui est passé comme une lettre à la poste (Six est assez controversé mais plutôt pour son comportement, pas son visage), je ne comprend pas trop le besoin d'en faire un mystère, à part pour tout expliqué et c'est ce qui me gêne un peu dans certaines reprises de héros ces dernières années, ce besoin de tout expliquer en détail (comme sur les Batman de Nolan, surtout le premier).