Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Potion précédente-Potion suivante
Doctor Who Classic saison 18
Le séjour à Brighton proposé par le Docteur n'est pas aussi réjouissant que promis: le temps est maussade et l'étanchéité de K-9 a des ratés. Le Docteur décide donc d'emmener Romana sur Argolis dans un centre de loisir réputé, où la météo sera vraiment le cadet de leur soucis.

Ce qui frappe d'entrée, c'est le nouveau générique. Peste, nous sommes désormais bien dans les années 80. Nouveau producteur, nouvelle ambiance, notamment musicale: si le synthétiseur avait fait quelques apparitions à l'époque de Jon Pertwee, on était revenu ensuite à quelque chose de plus traditionnel. Ce n'est plus le cas et si on ne peut pas dire que ce soit très joli à l'oreille, la musique donne un petit cachet étrange qui n'est pas forcément malvenu. Autre changement, le costume de Four: si on reste sur la même base au niveau de la coupe, on a un camaïeu de pourpre et les points d'interrogation sur le col de la chemise annoncent les outrances futures. Tom Baker et Lalla Ward sont encore là mais on sent que la série va partir dans une autre direction, et qu'un changement de Docteur ne fera qu'entériner tout cela. Sept ans, c'est long pour un Docteur, et si Baker est toujours parfait, on sent un peu les automatismes. Néanmoins, cette saison n'a pas les mêmes défauts que la dernière de Jon Pertwee, où les scénaristes paraissaient à bout d'idées et recyclaient des épisodes encore récents. Non, Baker part sur une très bonne note et me confirme dans mon impression que durant son règne, les saisons paires étaient supérieures aux saisons impaires.

On commence gentiment avec The Leisure Hive. La première scène ne sert que de prétexte à lancer l'intrigue, et pourtant cette plage pluvieuse pose immédiatement une atmosphère étrange. la suite dans la station est plus classique mais compte tout de même sur des seconds rôles sympathiques.

On enchaîne avec Meglos où le Docteur va affronter le personnage du titre, un ... cactus. Ce n'est pas une blague. Pas une aventure des plus originales bien que j'ai apprécié le pauvre humain entraîné dans cette histoire et que c'est la deuxième fois cette saison que Tom Baker se retrouve lourdement maquillé, le pauvre. Finalement, l'élément le plus notable est la présence de Jacqueline Hill, alias Barbara la première compagne de voyage du Docteur, ici dans un second rôle. Si on a l'habitude de voir certains acteurs jouer plusieurs personnages, et parfois monter en grade pour devenir compagnon voire carrément Docteur, c'est peut-être la seule fois où on a le chemin inverse (à moins de compter l'apparition de Tom Baker dans The Day of the Doctor mais le cas est bien trop particulier). Le Docteur n'a d'ailleurs pas l'air de réagir à cette ressemblance, comme quoi encore une fois il ne faut pas toujours chercher des explications, il doit régulièrement croiser des visages récurrents et ça ne l'étonne plus.

On entre ensuite dans une suite d'histoires qu'on appelle la trilogie de l'E-Space, où le TARDIS atterrit dans un univers parallèle. On commence avec Full Circle qui permet d'introduire Adric, un futur compagnon de Four et Five. Je craignais le pire, Adric n'arrivant pas précédé de la réputation la plus flatteuse qui soit (celle d'un insupportable petit génie) mais dans cet épisode, ça passe. Il est certes très fier de son badge d'excellence en mathématique, mais ne se révèle pas particulièrement désagréable. Son interprète, Matthew Waterhouse, n'a pas beaucoup de charisme mais je l'ai trouvé plutôt discret.

Cela dit, dans la seconde partie de la trilogie, State of Decay, j'ai un peu mieux compris pourquoi il pouvait agacer quand le bonhomme ne voit aucun inconvénient à ce qu'on lui accorde l'immortalité sans se soucier de ce que cela implique. Cela ne m'a pas empêchée d'apprécier énormément cet épisode, où l'on retrouve le côté horreur gothique des aventures de Four présent dans les premières saisons mais qui avait un peu disparu depuis quelques temps.

Warrior's Gate clôt la trilogie et introduit le concept du void qui aura tant d'importance dans Army of Ghost/Doomsday. Un épisode très déstabilisant et particulier (mention spécial aux moments où on assiste à un banquet passé) qui se termine sur les séparations entre le Docteur et Romana, qui emporte K-9 avec elle. je dois dire que même s'il a été souvent hors-service cette saison, le toutou en étain va me manquer. Les adieux, encore une fois pour un spectateur moderne, paraissent très brusques bien qu'il soit manifeste que le Docteur garde ses émotions pour lui.

Dans The Keeper of Traken on embraie sur une nouvelle partie de la saison, qui annonce le retour du Maître. Le Docteur et Adric arrivent sur une planète paisible protégée par un Gardien mais une mystérieuse entité intrigue en secret. Un épisode riche puisqu'il introduit Nyssa, une nouvelle compagne (pas vraiment d'opinion sur elle pour l'instant, elle s'y connait en science, elle est gentille, et Sarah Sutton est très jolie) et qu'on retrouve le Maître, encore en mode cadavre ambulant. Il parviendra finalement à posséder le corps du père adoptif de Nyssa, Tremas (un nom pareil, c'était chercher les ennuis), joué par Anthony Ainley.

On conclut la saison et l'ère Tom Baker avec Logopolis où le Docteur se rend dans le lieu du titre faire réparer le circuit caméléon du TARDIS, ce qui ne tourne pas comme prévu. Tegan, une hôtesse de l'air australienne, s'incruste dans l'aventure par accident mais semble vite trouver ses marques, tandis qu'Anthony Ainley a encore un peu l'air de chercher les siennes. Le personnage reste fidèle à lui-même, on a droit au fameux rire diabolique qui va être sa signature, mais il a l'air encore un peu dans la retenue. Il faut dire que techniquement, c'est la même incarnation que celle de Delgado, mais avec ce qu'il a traversé, c'est comme si c'était une toute nouvelle vie. Quant à la mort de Four, elle manque peut-être un peu de panache après sept ans de bons et loyaux services même si ce n'est pas honteux et que les flashbacks d'ennemis et de compagnons montrent une volonté de marquer le coup.

Drôle d'impression d'achever la période Tom Baker en tout cas, un peu celle d'avoir franchi un gros cap dans l'histoire de la série. Quoiqu'il en soit, il n'est pas difficile de comprendre la popularité de l'acteur et pourquoi il reste l'un des interprètes les plus emblématiques du rôle. Peut-être y aura-t-il eu moins de bouleversements et d'évolutions durant ses sept saisons qu'à l'époque de Jon Pertwee, même si la mythologie de la sérié s'est enrichie, en particulier en ce qui concerne les Seigneurs du Temps, mais bien que tout ne soit pas inoubliable, on a tout de même un joli lot d'épisodes incontournables pour les fans ou les curieux qui veulent en savoir plus sur la série classique.
potion préparée par Zakath Nath, le Lundi 30 Mars 2015, 16:09bouillonnant dans le chaudron "Whoniverse".