Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


mon compte twitter mon tumblr mon compte bétaséries



Les aventuriers de l'article perdu

Archive : tous les articles

Principaux grimoires

Inventaire des ingrédients

Ce qui mijote encore

Potion précédente-Potion suivante
Couleurs de l'incendie
À la mort de son père, Madeleine Péricourt hérite de son immense fortune, qu'elle ne tarde pas à perdre suite aux manigances de entourage. Si elle manque d'argent, elle n'est cependant pas dépourvue de ressources et ceux qui ont contribué à sa chute vont s'en rendre compte.

Après le succès d'Au-revoir là-haut, Pierre Lemaître revient pour une suite qui est en fait le deuxième volet d'une trilogie intitulée Les Enfants du Désastre. L'action se passe entre 1927 et 1933 et suit Madeleine, la sœur d'Edouard, qui occupait un rôle plus secondaire dans le premier roman.

Le premier tiers s'emploie à montrer la chute de Madeleine, mère tout d'abord pas suffisamment attentive d'un garçon bientôt frappé par une tragédie, et héritière encore moins attentive à la gestion de ses affaires. Néanmoins, si on se souvient de la manière dont elle a congédié son mari infidèle une fois qu'elle avait obtenu de lui ce qu'elle voulait, on sait déjà qu'on aurait tort de la sous-estimer, et la suite des événements va le prouver.

Couleurs de l'incendie est donc d'abord une histoire de vengeance, à la Monte-Cristo en plus expéditif. Il y a toujours quelque chose de jouissif à voir des méchants se faire prendre au piège après avoir tenté de détruire quelqu'un, et en les chargeant à loisir l'auteur s'est assuré que l'on ne perdrait pas son temps en vaine compassion. Cependant, la mécanique de la revanche est agréable à suivre mais trop bien huilée, au point au bout d'un moment de la regarder d'un œil extérieur, car on ne sent pas l'héroïne en danger. De même, on évacue vite la crainte de la voir devenir trop extrême dans sa vengeance quand son voyage en Allemagne laissait entrevoir le pire, et l'épilogue se veut également très rassurant pour tout le monde.

Les pages du livre se tournent malgré cela à toute vitesse, peuplées de personnages mémorables (Solange, Vladi...) et le côté ludique ne cache pas la peinture acerbe de la France des années 30. Couleurs de l'incendie n'a pas la force d'Au-revoir là-haut mais on est content d'en retrouver certains personnages en attendant la conclusion de la trilogie.
potion préparée par Zakath Nath, le Jeudi 28 Février 2019, 16:56bouillonnant dans le chaudron "Littérature".