Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Charlie
Parce que ses parents ont un jour participé à une mystérieuse expérience menée par le gouvernement, Charlie nait avec des pouvoirs de télékinésie, de prescience et surtout de pyrokinésie: elle peut enflammer des objets par la seule force de sa pensée. Alors qu'on cherche à mettre la main sur elle pour exploiter ses talents ou l'éliminer, Charlie se retrouve en fuite avec son père, dépositaire d'une puissance qu'elle a du mal à contrôler.

Charlie a beau être un romans connu de Stephen King, et un de ses plus anciens, je ne l'avais jamais lu. Probablement car il n'était pas dans le catalogue du CDI et de la bibliothèque municipale que je fréquentais, et quand j'ai pu acheter mes propres livres, ma grosse période King était derrière moi. Pourtant, la couverture du livre chez J'ai Lu, aperçue quand j'avais environ 12 ans au rayon livre d'un petit supermarché des Alpes, m'avait marquée (ça me manque d'ailleurs vraiment, ces couvertures de romans d'épouvante au goût parfois franchement douteux mais qui avaient un certain pouvoir de fascination).

Lacune comblée, donc, et si en 2019 le thème de la gamine avec des super-pouvoirs suite à des expériences top-secrètes gouvernementales a été vu et revu (Eleven dans Stranger Things n'en est qu'une des plus récentes représentations et il n'y a pas à chercher bien loin où les scénaristes ont puisé leur inspiration), Charlie n'en conserve pas moins une grande efficacité. On ne se perd pas en digression et la course-poursuite qui occupe une bonne partie du livre ne prend le temps de souffler que pour mieux nous éclairer sur ce qui s'est passé avant. Les gentils sont assez lisses (malgré la tentation que son pouvoir exerce sur Charlie ou les effets secondaires de celui d'Andy) mais facilement attachants et on nous offre à travers John Rainbird un antagoniste mémorable.

Même si le roman comporte de beaux moments de tension, il n'est pas à proprement parler angoissant mais on a droit à une jolie séquence d'horreur lorsque Andy se remémore l'expérience à laquelle lui et sa femme se sont prêtés pour payer leurs études.

Malgré une conclusion rapide et qui de nos jours peut paraître naïve (il suffit de déballer la vérité publiquement pour remporter la partie), et bien que Charlie puisse paraître un peu trop classique, on a là une histoire particulièrement bien menée et qu'il est difficile de lâcher une fois entamée.
potion préparée par Zakath Nath, le Lundi 11 Mars 2019, 16:35bouillonnant dans le chaudron "Littérature".