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Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Channel Zero, saison 2: No-End House
Encore marquée par le décès de son père un an auparavant, Margot décide de suivre ses amis Jules, JD et Seth dans la Maison Sans Fin, une demeure mystérieuse dont chaque pièce propose une expérience inquiétante, et dont on ne sort pas aussi facilement qu'on y entre.

L'année dernière, SyFy avait lancé avec Candle Cove la première saison d'une anthologie basée sur... les creepypasta. De quoi être dubitatif mais la saison 1 se laissait suivre malgré une mise en scène trop molle qui ne parvenait pas à transmettre un vrai malaise et à se hisser au niveau des quelques bonnes idées du scénario. Néanmoins, le premier degré et la simplicité apparente de l'ensemble offrait un bon contrepoids aux outrances d'American Horror Story et les premiers aperçus de la saison 2 étaient attirants.

Le creepypasta sur lequel se base No-End House ne fait finalement que servir de point de départ au reste du récit. Ainsi, la traversée des différentes pièces jusqu'à la dernière occupe une bonne partie du premier épisode, et offre quelques images intrigantes mais c'est surtout la pièce numéro 6 qui va donner du fil à retordre aux personnages, et faire partir la saison dans une direction inattendue.

Le concept de la maison où l'on se perd au fur et à mesure qu'on y découvre des décors et des hôtes fantastiques n'est pas sans rappeler la récente et pas mal du tout mini-série franco-belge Au-delà des Murs, mais cette saison de Channel Zero préfère explorer le thème de l'univers parallèle et des doppelgängers. C'est l'occasion pour l'héroïne de revenir sur une tragédie passée, mais le déroulement des événements complexifie les choses: il n'y a pas de manichéisme où des doubles purement maléfiques prendraient la place de leurs gentils originaux, ce qui est agréable.

La banlieue pavillonnaire coquète mais plombée par un ciel grisâtre et le rythme lent ne sont pas sans évoquer It Follows mais c'est un peu là que le bât blesse tant la différence dans la mise en scène saute aux yeux. Encore une fois, malgré les bonnes intentions, la réalisation n'est pas vraiment à la hauteur des ambitions et l'ensemble est toujours trop mou.

Il se dégage tout de même un petit côté hypnotisant de cette saison une fois encore, et le résultat, s'il n'est pas entièrement convaincant une fois de plus, reste sympathique.
potion préparée par Zakath Nath, le Vendredi 27 Octobre 2017, 17:15bouillonnant dans le chaudron "Séries tv".