Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Bravados
Jim Douglass arrive dans une petite ville près de la frontière mexicaine pour assister à la pendaison de quatre bandits qui ont tenté de dévaliser la banque. Il est certain que ces hommes sont également coupables du viol et du meurtre de sa femme. Aussi, quand le quatuor s'évade, il part à leur poursuite, désireux de ne pas voir sa vengeance lui échapper.

Avec Bravados, Henry King retrouve Gregory Peck, son acteur fétiche avec qui il avait notamment tourné La Cible Humaine, pour un nouveau western. Il s'attaque à un thème classique avec une histoire de vengeance, mais a remanié le scénario afin d'y ajouter un tournant inattendu. Autant prévenir donc que cette critique va comporter des spoilers.

En effet, dans la version de départ, Douglass devait abattre les trois premiers criminels avant d'épargner le dernier, sans trop de raison. King jugeant cette mansuétude de dernière minute peu crédible en l'état, il décida que durant la confrontation, le quatrième homme ferait comprendre au protagoniste que lui et ses camarades étaient innocents du crime qu'il leur imputait, à défaut du reste. Ce qui rend du coup le traitement du sujet beaucoup plus intéressant et ironique, avec une figure du justicier implacable qui voit tout à coup ses certitudes s'écrouler, découvre qu'il a tué trois hommes pour les mauvaises raisons mais est néanmoins acclamé en héros par des villageois qui ne savent rien de ses véritables motivations.

C'est passionnant sur le papier mais en même temps bancal. En effet, si l'on dénonce ici le fait de se faire justice soi-même, au risque de commettre une erreur, Douglass abat néanmoins des criminels qui ont déjà été condamnés à mort et qui en s'évadant courent désormais le risque de se faire descendre par leurs poursuivants. De plus, ils sont prêts à prendre en embuscade lesdits poursuivants, le hors-la-loi interprété par Stephen Boyd, s'il est innocent du viol de l'épouse de Douglass, agresse néanmoins sexuellement la jeune femme qu'il a prise en otage... La réaction des habitants à la fin qui félicitent le personnage de Peck de les avoir débarrassé de ces voyous est donc fort compréhensible et on ne peut pas vraiment rapprocher cette situation de celle présentée dans L'Homme qui tua Liberty Valance où Stoddard doit sa gloire à un acte accompli par un autre, comme cela a pu être fait.

Autre défaut, le personnage de Joan Collins, amie de Douglass qui lui sert a priori de conscience, jusqu'à ce qu'au contraire elle l'encourage à abattre les bandits, s'impose comme remplaçante de la défunte et globalement, ne semble être là que pour assurer une présence féminine en dehors de la damoiselle en détresse, ce qui est louable mais ne fonctionne pas, d'autant que l'actrice qui de son propre aveux n'était pas à sa place dans ce film ne parait pas à son aise. Heureusement, le reste de la distribution est plus crédible, de Gregory Peck en vengeur impassible au quatuor de crapules, qui compte en ses rangs Stephen Boyd (Messala, tout de même!), Lee Van Cleef et Henry Silva (dans un rôle plus profond que supposé), excusez du peu. On peut aussi y voir une influence pour Leone, entre l’ambiguïté morale des personnages ou l'utilisation de la montre à gousset qui sera reprise dans ... Et pour quelques dollars de plus avec cette fois-ci Van Cleef dans le rôle du chasseur avide de revanche.

Bravados n'est donc pas le western le plus facile d'accès et le plus agréable à suivre malgré une poursuite bien menée et ses qualités esthétiques (jolie scène de générique, notamment) et il se révèle inégal alors que l'on devine la matière à un western plus puissant.
potion préparée par Zakath Nath, le Mercredi 19 Août 2020, 17:59bouillonnant dans le chaudron "Films".