Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Bohemian Rhapsody
Farrokh Bulsara intègre le groupe Queen au début des années 70. Bientôt rebaptisé Freddie Mercury, le jeune chanteur-compositeur et ses trois collègues s'envolent vers la gloire et multiplient les tubes avant que des tensions mettent en danger l'avenir de la formation.

Bohemian Rhapsody fait partie de ces films qui, entre l'annonce du lancement du projet et la sortie sur les écrans, ont subi de sérieuses transformations et sont passés de mains en mains, au point où on ne peut que s'imaginer ce que l'idée de base aurait donnée: ici, un film centré sur Freddie Mercury, réalisé par Stephen Frears avec Sasha Baron Cohen dans le rôle principal. Après intervention de Brian May et Roger Taylor, on a donc un long-métrage qui s'intéresse davantage au groupe, plus grand public, réalisé principalement par Bryan Singer remplacé les dernières semaines du tournage par Dexter Fletcher (mais le premier garde la paternité de l’œuvre et est revenu pour le montage), et avec Rami Malk dans le rôle du chanteur. Bien sûr, on pourra se dire que la version Sasha Baron Cohen aurait été plus rentre-dedans, moins lisse et consensuelle que ce qui nous est présenté, sans pour autant savoir si elle aurait été réussie. Cependant, il faut juger ce que l'on a plutôt que des projets restés à l'état de fantasme, donc allons-y.

La genèse chaotique se sent dans la première partie, qui a du mal à vraiment choisir un angle d'attaque: ce n'est plus à proprement parler un film sur Freddie Mercury, il n'en reste pas moins le personnage que l'on suit et dont le parcours est développé tandis que la vie des autres et leurs motivations restent un mystère (c'est particulièrement vrai pour John Deacon, certes plus discret que les autres et qui ne s'est pas du tout impliqué dans le film, mais c'est tellement poussé que cela tourne au gag). Surtout, les premiers succès sont tellement rapides qu'on a du mal à comprendre à quoi ils sont dus, à cerner comment le groupe travaille vraiment.

Heureusement, le film se pose enfin quand vient la composition du fameux titre Bohemian Rhapsody (qui bien que Queen soit le premier groupe de rock que j'ai écouté et qui a marqué mes années collège est très loin d'être ma chanson préférée du groupe) car l'on voit enfin les personnages au travail, ce qui nous donne un aperçu du processus créatif, et on passe un peu moins vite sur les différents morceaux. Le film a d'ailleurs le mérite de bien montrer que si Mercury a eu tendance à éclipser ses camarades, certaines des chansons les plus célèbres sont de leur composition et que malgré les talents individuels, Queen était vraiment davantage que la somme de ses parties.

La forme est classique, ce qui est dommage quand on désire parler d'un groupe qui se renouvelait régulièrement et expérimentait, et le déroulement de l'intrigue est également extrêmement balisée: récit en flashback à partir du jour du Live Aid, avec ascension, chute et rédemption. Néanmoins, le concert final est brillamment mis en scène, ne se contentant pas de reprendre les plans utilisés lors de la vraie captation, ce qui n'aurait pas apporté grand chose, et on finit comme le public par être emporté par l'énergie déployé.

Pour ce qui est du casting, Rami Malek était attendu au tournant mais met un temps à trouver ses marques, gêné qu'il semble être par son dentier avant de se métamorphoser en son personnage. Gwilym Lee est bluffant en Brian May tandis que Joe Mazzello et Ben Harper assurent le boulot. On a également droit à un défilé de seconds rôles qu'il est toujours agréable de croiser comme Tom Hollander ou Allen Leech (et un caméo de Mike Myers dont le côté méta n'est certes pas bien finaud mais qui fonctionne).

On pourra donc toujours reprocher à ce biopic son manque de folie dans sa forme, d'audace dans son propos, d'être finalement très peu rock n' roll, mais le résultat ne manque pas d'émotions (on peut toujours compter sur les chansons de Queen pour en procurer, ça aide) et donne envie de ressortir ses disques (ou cassettes audio, dans mon cas).
potion préparée par Zakath Nath, le Samedi 10 Novembre 2018, 16:28bouillonnant dans le chaudron "Films".