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Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Batman Forever

Bruce Wayne, alias Batman, le justicier masqué qui sème la terreur chez les membres de la pègre de Gotham, aura cette fois fort à faire face à deux nouveaux adversaires: Double-Face et le Sphinx. Par chance, il se trouvera un allié en la personne de Dick Grayson, un jeune trapéziste dont la famille a été tuée par Double-Face.

Après un Batman Returns noir et torturé, la Warner Bros, souhaitant donner une direction plus "jeune public" à la franchise, a remercié Burton (qui reste quand même producteur de cette chose) et l'a remplacé par Joel Schumacher. Et c'est le drame.

J'ai commencé à regarder le film par curiosité (un vilain défaut), car malgré le mal qu'on m'en avait dit, je voulais me faire mon opinion moi-même. Je dois avouer que pour tenir jusqu'au bout, ce ne doit plus être de la curiosité, mais carrément du masochisme.

Ça commence par le logo de la WB qui se transforme en logo de Batman, alors que retentissent les premières notes de la BO d'Elliott Goldenthal, qui si elle ne vaut pas celle de Danny Elfman, est quand même plus que correcte. Du coup, je me dis: ah, ben jusqu'ici, tout va bien. Juste après, les noms des acteurs principaux rebondissent gaiement de partout sur l'écran, annonçant la couleur: fluo.

Oui, car Schumacher, sans se détacher carrément de l'esthétique gothique donnée à Gotham dans les précédents films, ni des scènes en majorité nocturnes, a, pour atténuer le côté dark, ajouté des couleurs fluos à chaque endroit où c'était possible, si bien qu'on se croirait plus dans une boite de nuit à ciel ouvert que dans la ville du crime. Visuellement, c'est juste immonde.

Le réalisateur voulait sans doute se rapprocher du côté fun et familial de la série des années 60, mais si celle-ci était kitsch et débile, elle faisait également preuve d'une bonne dose de second degré et de charme typiquement sixties qui est absent ici. C'est juste bête et moche.

Hélas, ce n'est pas tout. Le scénario est médiocre et les personnages... Parlons-en.

Val Kilmer succède à Michael Keaton sous le masque et limite les dégats (quoique...) mais est quand même très fade. Au rayon de la fadeur, il n'égale quand même pas Chris O'Donnell, campant un Robin qui a déjà l'âge de devenir Nightwing.

C'est vrai qu'une psy pareille, ça donne envie de s'allonger sur le divan...

Il faut bien un personnage féminin pour pimenter un peu tout cela, n'est-ce pas? Voici donc introduit le docteur Chase Meridian, jouée par une Nicole Kidman à la plastique superbe. Le docteur Meridian, en plus d'être une brillante psy, doit également être totalement nymphomane quand on voit la façon dont elle vampe Batman dès leur première rencontre alors que juste au-dessus d'eux Double-Face accomplit diverses actions criminelles. Chase ne se décourage pas puisque dans sa scène suivante elle active le bat-signal pour continuer sa "conversation" avec le Dark Knight, pour être cette fois interrompue par Gordon (que ni elle ni Batman n'invite à se joindre à eux, ce qui n'est pas très gentil: d'accord, il est vieux, il est gros, et son pyjama n'est pas très seyant, mais il a aussi besoin d'amour, que diable!).

Plus le méchant est réussi, plus le film est réussi, disait Hitchcock. Ce qui explique bien des choses sur la qualité de ce film-ci. Les méchants sont au nombre de deux, le Sphinx et Double-Face, respectivement incarnés par Jim Carrey et Tommy Lee Jones, qui se livrent à un concours de cabotinage éhonté et finissent par passer pour un couple de folles perdues. En ce qui concerne le Sphinx, ce n'est finalement pas si gênant: Frank Gorshin dans la série télévisée en donnait déjà une version pas piquée des vers, et Jim Carrey est dans cette lignée. Là où ça coince vraiment, c'est avec Double-Face. Billy Dee Williams tenait le bref rôle d'un Harvey Dent encore normal dans le Batman de 1989, on l'a envoyé voir ailleurs pour cet opus. Aussi vexant que cela puisse être d'être mis de côté en cours de franchise, ça lui aura au moins évité un navet.

Tommy Lee Jones est un très bon acteur, et dans de bonnes conditions, il aurait pu faire un ex-procureur schyzo plus que correct. Ici, entre le maquillage et le costume à l'image du reste du visuel du film et la direction d'acteurs, c'est à l'assassinat en direct d'un des meilleurs personnages du comics qu'on assiste. Complètement Out of Character, puisque d'un méchant tragique, hésitant entre le Bien et le Mal, essayant à sa manière contestable de faire régner l'ordre et la justice, on passe à un triste ersatz du Joker, qui rit hystériquement en toutes occasions et ne respecte même pas les décisions de sa pièce fétiche à un moment donné, ce qui rend d' autant plus incohérente la façon dont Batman le met hors d'état de nuire (piquée d'ailleurs au dessin animé, qui lui réussissait parfaitement à poser le personnage et ses tourments tout en s'adaptant aux jeunes spectateurs).

Il ne reste donc que Michael Gough en Alfred pour sauver plus ou moins les meubles.

Malgré tout, le film a rapporté un certain succès, ce qui a permis à Schumi de rempiler pour Batman et Robin et de plomber la franchise pour quelques années.

Comme je viens de recevoir mon dvd de The Dark Knight, je vais heureusement pouvoir me laver les yeux.

potion préparée par Zakath Nath, le Mardi 16 Décembre 2008, 19:18bouillonnant dans le chaudron "Films".