Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Amour, Orgueil et Préjugés (1)
Jeudi 30/07 11:07 - Vous-ne-savez-pas-Qui
Doctor Who, saison 12 épisode 5: Fugitive of the Judoon (4)
Samedi 14/03 17:12 - Zakath-Nath
Doctor Who, saison 12 épisode 4: Nikola Tesla's Night of Terror (4)
Samedi 14/03 16:50 - Zakath-Nath

Potion précédente-Potion suivante
Baron noir, saison 1
Philippe Rickwaert, député-maire de Dunkerque, bras droit et ami de trente ans de Francis Laugier, candidat socialiste à l'élection présidentielle, est trahi par celui-ci quand une enquête sur le financement de sa campagne menace de lui coûter sa victoire. Rickwaert va saisir toutes les opportunités offertes par la vie politique pour prendre sa revanche.

Si l'on devait présenter Baron noir, série écrite par Éric Benzekri et Jean-Baptiste Delafon, rapidement et sans chercher l'originalité, il serait tentant de dire qu'il s'agit tout simplement d'un House of Cards à la française. L'ambitieux cadre du parti qui s'estime injustement traité par son chef et va travailler à sa perte sans s'embarrasser de scrupules, il y a là une similitude entre les œuvres assez évidente. Néanmoins, la série de Canal + offre un personnage principal plus ambigu qu'un Francis Urquhart totalement maléfique au point de faire flirter le thriller avec la satire. Rickwaert est glaçant dans sa détermination et les manœuvres qu'il met en branle sans considération pour ceux qu'il utilise mais son humanité transparait à plusieurs reprises et il n'est pas toujours si évident de discerner s'il sert des ambitions purement personnelles ou s'il est convaincu d'être la personne la mieux à-même de servir ses administrés, peu importe la méthode. Autre divergence, là où le Premier ministre du roman de Dobbs puis de l'adaptation de la BBC ignorait totalement qui était son véritable ennemi, Laugier est vite conscient que son soutien s'est transformé en ennemi. En résulte donc une relation souvent antagoniste où l'un cherche à mettre l'autre hors-course mais où l'on peut envisager une alliance fragile quand il y a risque de chuter ensemble.

Chaque épisode permet d'aborder des aspects différents de la politique française, parfois étroitement liés qu'ils soient locaux ou internationaux: élections présidentielles, législatives, municipales ou pour la direction d'un parti, réformes de l'éducation, directives européennes... Des occasions pour Rickwaert de faire une démonstration de ses talents pour contrecarrer Laugier ou pour se sortir des traquenards qu'on lui tend, jusqu'à un certain point toutefois. Tout n'est peut-être pas vrai mais cela sent le vrai, ce qui est essentiel, et mené tambour battant, servi par la réalisation dynamique de Ziad Doueiri. Un peu trop parfois, je dois dire que j'étais incapable d'enchaîner deux épisodes d'affilée pour cette raison, sans que ce soit un défaut.

Le casting est un des autres atouts de la série. Le trio de tête formé par Kad Merad, Anna Mouglalis et Niels Arestrup fonctionne à merveille. Dans le rôle-titre, Merad est impeccable, son physique ordinaire qu'on a croisé dans nombre de comédies populaires est un avantage plus qu'un handicap pour incarner un politicien que ses électeurs peuvent croire volontiers solide et proche d'eux mais qui est capable en coulisses de tous les coups-bas (on sait de toute façon depuis un bail que les acteurs étiquetés comiques s'en sortent généralement fort bien dans les rôles dramatiques, faire rire étant un art plus difficile que le reste).

Seul bémol, Lubna Gourion dans le rôle de sa fille Salomé: difficile de voir ce qui tient uniquement de l'interprétation, de la direction d'acteur ou de l'écriture-même du personnage mais il a fallu attendre la toute fin de saison pour que je la trouve crédible, une fois son sourire quasi-constant effacé. La sous-intrigue avec le personnage d'Arthur était aussi totalement artificielle et superflue, sans aucun impact au-delà de l'épisode où elle apparait, et encore, à peine dans celui-ci.

Cette première saison de Baron noir est une plongée passionnante dans l'univers de la politique hexagonale, assez proche de ce qu'on peut imaginer qu'elle est tout en étant abordée par le prisme du thriller politique.
potion préparée par Zakath Nath, le Dimanche 24 Janvier 2021, 19:30bouillonnant dans le chaudron "Séries tv".