Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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The Mandalorian, saison 2 (2)
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Doctor Who, saison 12 épisode 5: Fugitive of the Judoon (4)
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Doctor Who, saison 12 épisode 4: Nikola Tesla's Night of Terror (4)
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Astérix: Le Secret de la Potion Magique
Panoramix chute d'un arbre alors qu'il cueillait du gui, accident qui le pousse à chercher un jeune successeur doué et digne qu'on lui confie le secret de la potion magique permettant au village de résister encore et toujours à l'envahisseur romain. L'intervention d'un vieux rival du druide va compliquer la quête dans laquelle Panoramix, Astérix et Obélix se lancent.

Il y a quatre ans, Le Domaine des Dieux de Louis Clichy et Alexandre Astier se révélait être ce qui était arrivé de mieux au héros gaulois depuis un sacré bail. Pas seulement car la concurrence était loin d'être rude, entre des films live dont seul Mission Cléopâtre ne donnait pas envie de se pendre et les derniers albums d'Uderzo de plus en plus lamentables jusqu'à ce qu'on atteigne le nadir avec le Ciel lui tombe sur la tête. Certes, la reprise en bande dessinée de ferry et Conrad avait relevé ce niveau abyssal, mais ce n'était pas encore ça non plus. Voir le duo rempiler pour un nouveau film était une bonne nouvelle, avec néanmoins une petite inquiétude: plutôt que de se baser sur un album, tout en y mêlant des ajouts de son cru, Astier avait décidé cette fois-ci d'adopter la manœuvre inverse: écrire une histoire originale, en y intégrant des éléments de certains albums ici et là. Avancer sans filet était donc prendre un risque malgré le bon accueil de sa précédente incursion dans l'univers d'Astérix.

Heureusement, le risque a payé, d'autant plus que le point de départ était intéressant mais délicat: Astérix fait partie de ces œuvres dont les héros n'évoluent pas, ne vieillissent pas, où on retrouve toujours à la fin la situation telle qu'elle était avant l'arrivée d'un élément perturbateur. Il était donc impensable de montrer Panoramix prendre sa retraite ou lui coller à partir de ce film un apprenti régulier. Néanmoins, se concentrer pendant tout un film sur la recherche d'un héritier pour finalement décréter n'en avoir nul besoin aurait été décevant. Astier opte pour un entre-deux prévisible mais satisfaisant.

L'intrigue est bien menée et l'humour fait mouche la majorité du temps, qu'il soit visuel (le film est d'ailleurs très joli à regarder) ou dans les dialogues. On reconnait ici et là des bouts du Tour de Gaule ou du Combat des Chefs sans avoir une impression de patchwork de différents albums. On pourrait parfois reprocher au film un sentiment de trop plein: généralement, on a soit une aventure prenant place dans le village, soit un voyage, ici on mélange les deux, et si cela fonctionne, les déplacements sont parfois précipités. De plus, le final pourra paraître too much, et même rappeler Le Ciel lui tombe sur la tête... à la différence près que le scénariste aime ce à quoi il fait un clin d’œil et l'hommage plutôt qu'une dénonciation à côté de la plaque et carrément douteuse sur le fond fait passer la pilule sans effort. De même, sans s'y appesantir, le rôle des personnages féminins nous vengent de La Rose et le Glaive.

Au niveau vocal, Roger Carel, sorti exceptionnellement de sa retraite pour Le Domaine des Dieux ne rempile pas à nouveau et est remplacé par Christian Clavier. Ce dernier avait joué deux fois Astérix et Alexandre Astier l'avait dirigé dans Kaamelott, donc le choix n'est pas absurde mais il n'était pas forcément bienvenu pour autant. Cependant, ses intonations ne sont reconnaissables qu'à quelques reprises et si son doublage n'est pas remarquable, il est tout à fait correct. Le personnage est de toute manière en retrait, l'accent est davantage porté sur Panoramix. Daniel Mesguich dans le rôle du méchant Sulfurix est probablement celui qui tire le plus son épingle du jeu.

Alexandre Astier et Louis Clichy relèvent donc le défi de proposer une nouvelle histoire mettant en scène Astérix sans se prendre les pieds dans le tapis, avec un film régulièrement drôle, portant un propos intéressant (même si limité par la nature de la série adaptée) sur la transmission du savoir et la création, qui conserve l'esprit des bandes dessinées de Goscinny et Uderzo tout en parvenant à apporter un peu d'inédit.
potion préparée par Zakath Nath, le Vendredi 7 Décembre 2018, 16:54bouillonnant dans le chaudron "Films".