Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Apocalypto
Patte de Jaguar, un jeune chasseur, est fait prisonnier avec ses proches par des guerriers mayas qui les emmènent dans leur cité afin de les sacrifier. Patte de Jaguar parvient à s'enfuir et doit se débarrasser de ses poursuivants avant de retrouver sa femme et son fils.

Il n'est pas forcément aisé d'approcher un film réalisé par une personnalité aussi controversée que l'est Mel Gibson, un film qui se présente à la fois comme un récit d'aventures et une réflexion sur la chute des civilisations. La civilisation en question ici est celle des Mayas, peu représentée à l'écran tout comme les autres cultures mésoaméricaines alors qu'il y a une matière passionnante à explorer, ce qui suffit d'entrée à susciter la curiosité.

D'un point de vue historique, toutes les remarques ont déjà dû être faites sur les inexactitudes, approximations, libertés, anachronismes et confusions avec les Aztèques, et mes connaissances n'étant que très parcellaires, je ne vais pas rajouter ma pierre à l'édifice. Bien que l'usage de la langue maya yucatèque plutôt que de l'anglais plus vendeur soit à saluer et ajoute une touche de réalisme, la volonté d'immersion n'est finalement pas tout à fait atteinte. En effet, en suivant Patte de Jaguar, le spectateur garde finalement un point de vue extérieur sur la civilisation maya: le jeune chasseur et ses compagnons d'infortune arrachés à leur village ont tout autant que nous l'impression de débarquer dans un univers inconnu dont ils ne connaissent pas les règles, en dépit de parler la même langue que leurs ravisseurs et de n'habiter semble-t-il qu'à quelques jours, voire heures de marche ou de course.

C'est dommage, car toute la séquence dans la ville découverte progressivement, de ses faubourgs avec sa zone "industrielle" à sa grande place dominée par des temples est fascinante, tout comme la peinture d'une civilisation en pleine dégénérescence (que cela colle à la réalité ou pas). On en voudrait plus mais comme le protagoniste, on ne s'y attardera finalement pas. Ce n'est pas la seule scène réussie: la rencontre avec les fuyards en début de métrage, au détour d'une partie de chasse, offre une belle ambiance funèbre qui préfigure la suite et la chasse à l'homme dans la dernière partie où la proie exploite le terrain qu'il connait aux dépends de ses poursuivants est d'une belle intensité. Le casting composé principalement d'acteurs non-professionnels tient la route, avec des villageois vite attachants et des guerriers inquiétants (mention spéciale au chef charismatique et à son sous-fifre sadique).

Cela fait passer quelques maladresses, comme les intermèdes avec la femme du héros histoire de nous rappeler que son sauvetage est un enjeu, l'accouchement éclair, le début un peu long à l'humour potache ou quelques ralentis pas très heureux. La fin sent un rien le deus ex machina et Gibson oblige, est ambiguë mais la réaction du héros qui préfère vivre caché que tenter un nouveau contact avec une civilisation qui sera peut-être tout aussi sanguinaire que la précédente semble indiquer qu'on ne doit pas voir dans l'arrivée des Espagnoles un véritable sauvetage.

Moins violent peut-être qu'on ne l'a dépeint à sa sortie, Apocalypto même s'il n'est pas dépourvu de défauts et que son propos ne va pas forcément beaucoup plus loin que la note d'intention affichée au début, propose néanmoins une expérience viscérale. On peut regretter qu'il reste un trop rare exemple de productions consacrées à une civilisation précolombienne.
potion préparée par Zakath Nath, le Lundi 4 Janvier 2021, 23:16bouillonnant dans le chaudron "Films".