Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Amazing Grace
William Wilberforce, un jeune représentant du Yorkshire à la Chambre des Communes, se fait rapidement remarquer par son éloquence. Après une illumination religieuse il envisage de mener une vie retirée consacrée à la méditation, mais un de ses collègues, meilleur ami, et futur premier ministre, William Pitt, lui conseille plutôt de mettre ses capacités au service de l'abolition du commerce des esclaves. Débute alors une campagne qui va durer plus de vingt ans.

Sorti en 2007 à l'occasion du bicentenaire de l'abolition de la traite des esclaves en Grande-Bretagne, ce film de Michael Apted est resté inédit en France, ce qui est bien dommage car nos connaissances générales sur le sujet se bornent souvent à "il y a eu l'esclavage, c'était horrible, ça a été aboli vers le XIXe siècle". Une petite piqûre de rappel au travers d'un biopic sur un personnage méconnu dans nos contrées n'aurait pas été une mauvaise chose.

Cela étant, il faut reconnaître qu'en dépit d'un sujet fort, le film n'est pas franchement un chef d’œuvre. Il se heurte, sans pour autant s'échouer, à la difficulté des films en costume s'étalant sur plusieurs années et devant simplifier une série de manœuvres et de piétinements politiques, dans un contexte historique agité, sans pour autant perdre de vue la petite histoire dans la grande, qui doit pourtant rester au centre des préoccupations. On se retrouve donc avec un métrage très classique pour ne pas dire plat, et qui tire un peu sur la corde sensible, notamment à la fin, même si c'est dur de ne pas le faire quand on se penche sur un sujet aussi douloureux.

Heureusement, le film parvient à être assez clair sur l'essentiel, prend quelques libertés avec la réalité, mais pour les besoins de la dramatisation (Fox par exemple, était déjà décédé au moment de l'abolition, et Wilberforce n'a pas pu voir Pitt sur son lit de mort). Les acteurs sont surtout ceux qui tirent le film vers le haut. je ne suis pas une grande fan de Ioan Gruffud, mais il y met tout son cœur dans le rôle principal, et son duo avec Benedict Cumberbatch dans le rôle de Pitt le jeune fonctionne parfaitement. Ce dernier, sans surprise, est celui qui m'a le plus marqué, même si finalement on ne voit surtout le personnage que par rapport à son amitié avec Wilberforce (et les difficultés qu'elle rencontre), et rarement comme politicien de premier plan. Romola Garai est tout à fait charmante, et c'est un plaisir de revoir les têtes de Michael Gambon, Ciaran Hinds, Rufus Sewell, Albert Finney ou même Youssou N'Dour dans le rôle d'Olouda Equiano (pour ceux que ça intéresse, ses mémoires sont disponibles chez Mercure de France). Les meilleurs scènes sont d'ailleurs les plus intimistes et non les plus démonstratives. le film prend le parti-pris de ne jamais montrer les réalités de l'esclavage de front (à part de rares visions floues et finalement assez inutiles) ce qui peut paraître un manque d'audace, mais c'est au contraire plutôt bien vu: Wilberforce après tout, n'est jamais allé en Afrique, ou dans une plantation voir comment les esclaves étaient traités, pas plus que la plupart des gens qui ont pris son parti (Thomas Clarkson a rejoint la cause après avoir dû écrire un essai en latin sur le sujet pour gagner une compétition à Cambridge, par exemple).

Même si le film n'est pas extraordinaire, il mérite donc d'être découvert.

Et maintenant, excusez-moi, mais un peu de Benedict Cumberbatch, parce qu'il le vaut bien:

potion préparée par Zakath Nath, le Lundi 20 Juin 2011, 18:09bouillonnant dans le chaudron "Films".