Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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A young doctor's notebook, saison 2
En 1935, Mikhaïl retrouve la liberté, désintoxiqué, tandis qu'en 1918 il sombre de plus en plus dans son addiction à la morphine alors que le petit hôpital de Murievo va être rejoint par les affrontements entre Blancs et Bolcheviques.

La première saison de cette courte série adaptée des écrits de Boulgakhov était déjà un ovni, quatre épisodes d'une vingtaine de minutes où on était partagé entre l'envie de rire et l'horreur. De ce point de vue, la saison 2 est dans la même lignée, mais les personnages évoluent, ce qui permet d'aller au-delà de la simple redite. Cette fois-ci, le personnage joué par Jon Hamm n'est plus accroc à la morphine et jette un regard plus lucide sur son moi passé, dont il connait la descente aux Enfers mais dont il a en partie oublié à quel point sa conduite a pu être terrible.

Quant au docteur joué par Daniel Radcliffe, il ne cherche désormais plus à faire de son mieux comme chirurgien et à imposer son autorité, désormais drogué seule compte sa dose de morphine et quand celle-ci viendra à manquer, sa conduite au départ juste égoïste va mener à un terrible drame. L'acteur s'en donne visiblement à cœur joie dans le rôle qui lui permet à la fois de jouer sur un registre comique tout en dépeignant un personnage sous un angle sordide et pathétique. Les seconds rôles sont toujours aussi solides et certains personnages, comme Pelageya et le Feldscher ne se bornent pas à être des seconds couteaux comiques (même si le deuxième est toujours très drôle) mais gagnent en profondeur et finissent par émouvoir.

Restent quelques détails qui comme en saison 1 peuvent agacer comme l'usage d'un alphabet cyrillique d’opérette et la musique basée sur les standards de la chanson populaire russe connus qui semblent un moyen facile de "faire russe", un peu comme si on avait "un petit vin blanc" à l'accordéon joué dans une série sous prétexte qu'elle se passe en France. Il y a sans doute une intention satirique là-dessous étant donné le ton général, mais ça peut paraître aussi trop cliché.

Malgré tout cette saison 2 reprend les ingrédients de la première tout en montant d'un cran et reste une petite curiosité au milieu des adaptations littéraires souvent très policées.
potion préparée par Zakath Nath, le Mercredi 1 Janvier 2014, 11:03bouillonnant dans le chaudron "Séries tv".