Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


mon compte twitter mon tumblr mon compte bétaséries



Les aventuriers de l'article perdu

Archive : tous les articles

Principaux grimoires

Inventaire des ingrédients

Ce qui mijote encore

Potion précédente-Potion suivante
Victoria, saison 3
Victoria est désormais bien établie sur son trône et attend son sixième enfant. Sur le continent, la situation est plus instable et bientôt, Théodora, la demi-sœur de Victoria, lui demande asile.

Une fois n'est pas coutume, ITV n'a pas la primeur de la diffusion de la série, puisque cette saison vient de s'achever sur la chaîne américaine PBS. Néanmoins, on reste en terrain connu, un peu trop malheureusement.

En effet, un des bémols de la série résidait dans son besoin d'insérer dans l'intrigue historique les heurs et malheurs des domestiques de la reine, pour représenter le peuple ou dans l'espoir de capter les orphelins de Downton Abbey mais le chassé-croisé entre la famille royale et leur personnel n'a jamais totalement fonctionné, et ce n'est pas non plus le cas ici, malgré les efforts pour se montrer pertinent: Skerrett et Francatelli illustreront donc les ravages d'une épidémie de choléra tandis que la duchesse de Montmouth, mal mariée, va vivre une romance impossible avec un nouveau valet de pied, Joseph. L'occasion de montrer la précarité de l'existence des femmes, même d'un statut privilégié, mais la sauce ne prend pas, faute de personnages charismatiques ou finement brossés.

La scénariste fait également le choix de transformer Theodora, demi-sœur de Victoria avec qui elle a toujours eu de bonnes relations, comme une femme manipulatrice, jalouse et aigrie, qui va mettre à mal le ménage royal. Cela apporte quelques péripéties, mais il est un peu facile de coller sur son dos les problèmes de couple de Victoria et Albert. De même, c'est elle qui incite Albert à utiliser la phrénologie sur l'héritier du trône, comme si les héros ne pouvaient pas prendre de mauvaises décisions concernant l'éducation de leurs enfants sans que quelqu'un de mal intentionné tire les ficelles.

Heureusement, il y a des points plus intéressants, comme le développement des deux aînés de Victoria: leur fille "Vicky", intelligente et cultivée mais qui malgré ses qualités n'héritera pas du trône pour des raisons de primogéniture, tandis qu'Albert-Edward, plus remuant, causera bien des soucis à ses parents mais est pour l'heure plutôt mignon.

Pour ce qui est de l'aspect politique, John Sessions et Laurence Fox font leur entrée en lice dans les rôles de Lord Russell, premier ministre, et Lord Palmerston, ministre des Affaires étrangères, et le second se révèle particulièrement savoureux. La bonne nouvelle c'est qu'on n'en a pas fini avec lui.

Au bout de trois saisons Victoria a toujours pour elle une jolie distribution et une esthétique séduisante, mais reste trop souvent convenue et légère dans sa manière d'aborder le règne du personnage-titre.
potion préparée par Zakath Nath, le Mardi 5 Mars 2019, 22:51bouillonnant dans le chaudron "Séries tv".