Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Victoria, saison 1
À la mort du roi William IV, ce dernier, sans enfants légitimes, laisse le trône à sa nièce Alexandrina. Les sujets et l'entourage de celle qui accède au pouvoir sous le nom de Victoria doutent des capacités d'une frêle jeune femme à diriger un empire, et cherchent à l'influencer ou l'écarter, sans savoir qu'elle est là pour un bout de temps.

Pas toujours facile pour une chaîne de se remettre d'un grand succès et l'année dernière, alors que Downton Abbey tirait sa révérence, ITV a bien galéré pour imposer une nouvelle série phare, tentant un changement de direction audacieux mais guère payé de retour pour diverses raisons: la trilogie de relecture des classiques du fantastique british qu'étaient The Frankenstein Chronicles, Jekyll and Hyde et Beowulf: Return to the Shieldland, du period drama standard mais justement un peu trop (le Yorkshire façon western de Jericho) et même une adaptation de Trollope par l'équipe gagnante de Downton Abbey qui a accouché d'un résultat impardonnablement poussiéreux.

Cette année, on a donc sorti l'artillerie lourde avec une série destinée à dépeindre le règne (ou en tout cas ses débuts) d'une des reines les plus emblématiques qui soient, Victoria. Actrice révélée récemment par Doctor Who, casting de seconds rôles sympathiques (Rufus Sewell, David Oakes...), jolis costumes et décors cossus (j'ai reconnu Temple Newsam au passage), il y avait de quoi attendre le résultat avec une certaine curiosité.

Hélas, le résultat manque un peu de saveur, à moins d'aimer particulièrement les plats sucrés. Après une version avec Romy Schneider qui répétait ses gammes avant Sissi et un film plus récent proposant Emily Blunt dans le rôle titre, produit par Martin Scorcese (ce qui laissait espérer quelque chose d'incisif) et la duchesse de Kent (ce qui a vite remis les pendules à l'heure), c'est à se demander si les débuts de Victoria peuvent être dépeints autrement que sous l'angle de la pâtisserie pas désagréable mais lourde.

Victoria tente, il est vrai, d'aborder des questions graves touchant les sujets de sa majesté, généralement au travers des personnages des domestiques, avec plus ou moins de bonheur. Quand on se concentre sur la tenue de la maison, cela fait vraiment Downton Abbey du pauvre (et vraiment du pauvre, car on a l'impression que la reine a moins de personnel que les Grantham). Quand on se penche sur leurs liens avec l'extérieur, c'est déjà plus convaincant et permet de parler des chartistes, de divers problèmes sociaux... Pour finalement montrer Victoria et Albert comme bien plus modernes qu'ils ne l'étaient, histoire que le spectateur puisse s'identifier à eux. Victoria commet des erreurs, mais elles sont généralement mises sur le compte de son jeune âge et de son inexpérience.

Dans le rôle principal, bien qu'handicapée par des lentilles de contact bleues un peu perturbantes par moment, Jenna Coleman se défend bien sans faire d'étincelles. Elle est entourée de charmants messieurs, ce qui est toujours un plus, et donc, tout est très soigné et joli.

Néanmoins, à moins d'être friand de reconstitutions romancées très propres où l'on traduit ses sentiments en jouant du piano de façon passionnée, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent. Ce qui n'empêchera pas une deuxième saison d'arriver, mais il y a peu de chance qu'un gros changement de direction s'opère d'ici-là.
potion préparée par Zakath Nath, le Mardi 11 Octobre 2016, 10:36bouillonnant dans le chaudron "Séries tv".