Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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The Terror, saison 1 épisode 2: Gore
Alors que l'Erebus et le Terror sont toujours immobilisés par la glace, sir John Franklin décide d'envoyer deux équipes voir jusqu'où s’étend la banquise. L'une d'elle fait de curieuses rencontres.

Après un premier épisode prometteur qui posait bien les bases, Gore se situe dans la même lignée: on sent qu'on en garde énormément sous le pied en terme d'épreuves à affronter et que les personnages sont encore bien lotis, mais on amorce déjà un tournant avec la première attaque du Tuunbaq. Plus intéressant, le scénariste se permet quelques choix d'adaptation destabilisants par rapport au roman mais qui peuvent s'avérer payants, bien qu'il soit encore un peu tôt pour le dire.

L'un d'eux concerne la caractérisation de Hickey. Dans le roman, il apparait très tôt comme quelqu'un de potentiellement dangereux et n'a aucun trait sympathique. Il est pour l'instant plus ambigu même si l'on sent déjà qu'on a affaire à un petit malin qui risque tôt ou tard de se retrouver en conflit, voire de mener un conflit, face aux figures d'autorité. Mais le choix du matelot avec qui il a des relations sexuelles est déjà révélateur, puisque dans le livre il s'agissait d'un géant très limité intellectuellement et on sentait que pour Hickey ce n'était qu'un moyen parmi d'autres de le tenir sous son contrôle. Dans la mini-série son partenaire, Gibson, a davantage les moyens de savoir ce qu'il fait. De même, la scène entre lui et Crozier permet de brièvement les rapprocher grâce à leurs origines communes.

L'autre changement majeur concerne Lady Silence (Nive Nielsen), la femme inuit que l'équipage embarque après avoir accidentellement tiré sur son père. Dans le roman, elle est surnommée ainsi par les Britanniques car elle a eu la langue tranchée. Pour l'instant, elle n'a pas encore gagné son sobriquet, et pour cause, elle est loin d'être muette. Cela pourrait évidemment apparaitre comme une absurdité et une trahison, mais cela se tient. D'un point de vue pratique, le fait qu'elle parle et que Crozier puisse communiquer en Inuit permet d'amener quelques informations sur la menace du Tuunbaq qu'il aurait été difficile de transmettre autrement.

De plus si l'on y perd en mystère, Lady Silence étant dans le roman seulement vue à travers les yeux des membres de l'équipage qui en faisait une figure incompréhensible et vaguement menaçante, on y gagne en facilité d'identification. Comme il s'agit, hors des courts flashbacks, du seul personnage féminin de l'aventure et du seul personnage Inuit avec plus de deux minutes de temps à l'écran, il était sans doute préférable de ne pas lui couper la chique d'entrée de jeu et la cantonner au rôle de l'indigène aux pouvoirs mystiques. Une ligne de dialogue laisse de toute façon entendre qu'on exige d'elle quelque chose pour faire face au Tuunbaq, et il est fort probable qu'on rejoigne les rails du roman tôt ou tard.

Concernant le reste de l'épisode, on poursuit l'exploration de la vie à bord des deux navires, toujours avec le soin du détail. On confirme les premières impressions, avec Henry Goodsir comme l'aide-chirurgien bien nommé et trop doux pour ce monde tandis que le Dr Stanley, par son refus de soigner l'Inuit blessé, se pose encore plus comme un des personnages les plus antipathiques du bord, et un sir John Franklin toujours aussi bonne pâte en apparence mais dont l'optimiste commence à se craqueler hors-champs et dont l'amabilité dissimule de solides préjugés (la scène de flashback, à ce titre, ne se contente pas d'exister pour tenter d'insérer aux forceps des personnages féminins: elle illustre cruellement les préjugés de classe et colonialistes de l'époque).

Outre la première apparition du Tuunbaq, trop rapide pour être pleinement rassuré sur sa crédibilité mais cependant efficace (et entre ça et le sixième épisode de Troy: Fall of a City, Tom Weston-Jones a passé une rude semaine), on continue d'annoncer les ennuis à venir au niveau de l'organisation humaine: après la mystérieuse maladie de David Young et le plomb trouvé par Franklin dans son assiette, voilà qu'une des équipes envoyées en éclaireur mentionne des rations gâtées et immangeables. Bonne appétit messieurs...
potion préparée par Zakath Nath, le Jeudi 29 Mars 2018, 18:59bouillonnant dans le chaudron "Séries tv".