Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Potion précédente-Potion suivante
The Big Seven
--> Ce qui est à nous, deuxième époque, premier tome
À New-York, en 1928, la Prohibition bat son plein et les petits voyous des années 10 sont désormais des criminels bien établis et enrichis. Charlie Luciano réunit quelques pontes du trafic d'alcool pour établir un accord évitant de se marcher sur les pieds mais il doit lui-même apprendre à composer avec Joe "The Boss" Masseria qui entend le garder sous sa coupe.

Avec The Big Seven, on amorce la deuxième partie du grand cycle écrit par David Chauvel sur la criminalité new-yorkaise au XXe siècle. Une ellipse de près de dix ans depuis Ticket Gagnant permet de retrouver la plupart de nos larrons proches du sommet, les jours de petite délinquance sont désormais un souvenir. Le narrateur, Bricks, n'a pas autant prospéré mais ne fait plus le pied de grue dans la rue entre deux petits boulots, il est désormais barman au Club 21, un speakeasy qui lui permet d'être toujours aux premières loges pour observer les manigances des gangsters. C'est d'ailleurs là que Luciano réunit Johnny Torrio, retraité mais toujours de bon conseil, Nucky Johnson et quelques autres dans les premières pages, l'occasion de faire un tour d'horizon des visages familiers avec quelques années de plus et de présenter les nouveaux comme Vito Genovese, qui n'a pas fini de faire parler de lui. La scène évoque la Conférence d'Atlantic City qui a eu lieu à la même période.

L'album est particulièrement dense. Il suit principalement Luciano et sa bande en butte à des soucis d'approvisionnements tandis que Joe Masseria, le plus puissant mafioso de la ville, fait de Lucky son numéro 2 pour mieux pouvoir le contrôler. L'inimitié est réciproque sans que la guerre ne soit officiellement déclarée. Malgré l'ellipse de plusieurs années, le fait de redémarrer en 1928 évite à Arnold Rothstein le même sort que dans Boardwalk Empire, ne voir son décès que mentionné entre la poire et le fromage après avoir tenu un rôle secondaire mais marquant: on entre donc dans les détails de sa chute en restant fidèle aux éléments que l'on a tout en gardant les zones d'ombre. Il est toutefois étrange et dommage de le voir recevoir des funérailles catholiques! Chauvel et Le Saëc ont pourtant fait d'importantes recherches par ailleurs mais même en tenant compte du fait qu'à l'époque les ressources étaient peut-être moins à portée de clic que de nos jours, l'erreur parait étonnamment grossière.

Puisque j'en suis au stade des récriminations, autre regret: le dessin de Le Saëc est fin et détaillé mais encore plus que dans les précédents volumes, il est parfois difficile de distinguer certains personnages les uns des autres car ils sont presque tous bruns et minces. On s'y retrouve à quelques caractéristiques: Costello est plus frisé, Luciano a les traits plus creusés, Lansky est plus moche, Siegel est plus énervé et Rothstein n'en a de toute façon plus pour longtemps mais certaines cases sont parfois un peu confuses.

Les qualités sont toujours là: Chauvel parvient à mêler de manière vivante les parcours des différents gangsters, même Al Capone qui sévit désormais à Chicago parvient à être intégré à l'intrigue sans forcer ou sans broder trop au-delà de la réalité. Le ton est plus sérieux, et pour cause, les sales mioches du premier cycle sont devenus des chefs de gang qui gèrent des affaires de bien plus grande ampleur, on est loin de l'époque des petites opportunités qui parfois se révélaient des pièges riches d'enseignement pour délinquants juvéniles. Avec davantage de pages (il ne s'agit plus de rééditions d'une bande dessinée de 32 pages gonflée par un récit supplémentaire sous forme d'interlude mais d'albums de 46 pages directement pensés pour le format de la collection Sang Froid), on a un récit plus complexe.

Cette deuxième époque commence donc sur les meilleurs auspices alors que les gangsters prospèrent mais vont devoir s'adapter bientôt à de nouvelles évolutions.

Pour les curieux, le Club 21 qui apparait en début d'album et où Bricks officie est exploré plus en détail dans un des bonus de Boardwalk Empire où les acteurs font une visite guidée des speakeasy:

potion préparée par Zakath Nath, le Vendredi 18 Mars 2022, 17:30bouillonnant dans le chaudron "Manga/Bandes dessinées".