Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Paddington
Un jeune ours aussi bien élevé que maladroit doit quitter les jungles du Pérou où il a grandi après qu'un tremblement de terre ait tué son oncle et détruit son foyer. Débarqué à Londres dont on lui a tant vanté les mérites, il se retrouve en rade à la gare de Paddington où la famille Brown le recueille et accepte de l'héberger pour une nuit, après l'avoir rebaptisé Paddington. Mais les bourdes du jeune ours et une vilaine taxidermiste vont briser le quotidien ronronnant des Brown.

contrairement à ce qu'indique l'affiche, c'est Ben Wishaw qui assure la voix originale de Paddington, Firth s'étant désisté

Créé dans les années 50 par Michael Bond (qui fait un cameo dans le film), l'ours Paddington est devenu le héros d'une série de livres, puis a été décliné en série d'animation et est devenu une figure emblématique de la littérature pour la jeunesse, même s'il est moins connu en France qu'outre-manche. Il est un peu surprenant de ne le voir débarquer sur les écrans que cette année car même s'il fallait que la technologie suive, cela fait quand même un bout de temps que les films mêlant créatures en images de synthèse et humains déboulent régulièrement sur nos écrans, en particulier quand il s'agit d'adapter les héros d'enfance des spectateurs. Malgré le casting, le film ne m'attirait pas justement à cause des précédents Scoubidou, Schtroumphs et autre Garfield, et d'une bande-annonce pas vraiment rassurante. Il se révèle être une belle surprise. Tout d'abord grâce à sa réalisation. Trop souvent, les films pour enfants sont mécaniquement emballés, les producteurs semblant partir du principe que les petits spectateurs seront satisfaits facilement. Ici, Paul King, pour son premier film au cinéma, offre une mise en scène fourmillant d'idées poétiques ou amusantes, comme le prologue sous forme de vieux film d'actualité, la fresque de l'arbre dans le séjour des Brown reflétant l'humeur, ou des apartés drolatique (la vision de l’orphelinat, le flashback sur les effets de la paternité). On lorgne par moment vers Wes Anderson, toutes proportions gardées.

Je n'ai malheureusement pas pu voir le film en VO donc je suis passée à côté des prestations de Ben Wishaw, Imelda Staunton et Michael Gambon dans le rôle des gentils plantigrades (techniquement très réussis). Guillaume Gallienne fait néanmoins du bon boulot et la distribution en chair et en os à l'air de bien s'amuser dans le rôle de personnages tous très hauts-en-couleur. En plus de Staunton et Gambon, le producteur David Heyman a ramené de son long séjour à Poudlard Jim Broadbent et Julie Walters, respectivement dans les rôle du vieil antiquaire Mr Gruber et de la gouvernante Mrs Bird. On appréciera Sally Hawkins en mère fantaisiste et un Peter Capaldi très drôle en voisin aussi acariâtre que radin mais c'est Hugh Bonneville, dans le rôle du père de famille qui a droit au plus de développement et de latitude pour briller. Son parcours n'est pas sans évoquer celui de Mr Banks dans Mary Poppins et lui donne l'occasion de jouer sur un autre registre comique que dans Downton Abbey ou Twenty-Twelve. Le seul petit bémol, loin d'être vraiment problématique, concerne le choix du fil rouge pour éviter que le film ne se transforme en une suite de scénettes sans enjeu: la vilaine taxidermiste incarnée par Nicole Kidman remplit plus que correctement son office mais rappelle un peu trop Cruella d'Enfer sans vraiment laisser une impression aussi vivace.

Quoiqu'il en soit Paddington est un divertissement de fin d'année délicieux, qui ne prend pas ses spectateurs pour des imbéciles et traite de ses différents sujets (le déracinement, l'importance de la famille quelle qu'elle soit) sans lourdeur ni guimauve.

PS: pour les fans de The Thick of It on remarquera, en plus de la présence de Capaldi, une courte apparition de Justin Edwards, alias "Blinky" Ben Swain.
potion préparée par Zakath Nath, le Vendredi 5 Décembre 2014, 15:35bouillonnant dans le chaudron "Films".


Ingrédients :

  TrueMormont
11-01-15
à 02:26

Je partage tout à fait ton enthousiasme avec ce Paddington. Vu par curiosité en pensant prendre un plaisir régressif, le film s'est révélé beaucoup intéressant que prévu. L'équilibre est bien trouvé entre les gags et l'aspect de conte. Ni l'intrigue ni le message "moral"ne sont en soit révolutionnaires, mais la distribution et le traitement visuel en font effectivement un divertissement mémorable tant pour les enfants que pour les adultes. Cela m'a fait penser à l'impression ressentie avec Nanny McPhee, qui partage d'ailleurs avec Paddington une photographie haute en couleur. Je ne serais pas du tout surprise de revoir le petit ours dans un second volet l'an prochain...

  Zakath-Nath
Zakath-Nath
11-01-15
à 11:07

Re:

L'an prochain sera sans doute un peu court, mais il y a largement de quoi plonger l'ourson dans de nouvelles aventures, et le film marche suffisamment bien pour qu'ils envisagent une suite.