Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Once Upon a Time... in Hollywood
Hollywood, 1969. Rick Dalton, ancienne vedette d'une série western, enchaîne désormais les rôles épisodiques de méchants, avec pour seule compagnie fixe Cliff Booth, son cascadeur et homme à tout faire. Leur trajectoire va croiser celle de Sharon Tate, jeune actrice en pleine ascension qui vient d'emménager dans la villa voisine.

En sortant de la salle de cinéma après 2h40 que je n'ai pas vu passer, me restait du dernier Tarantino l'impression étrange d'avoir aimé quasiment toutes les scènes de son film, et pourtant de ne pas être certaine de savoir quoi penser du bestiau et d'en être vraiment enthousiasmée. Compte-tenu de sa manière de parler cinéma dans ses films et en dehors, il était finalement logique que Tarantino mette un jour ou l'autre Hollywood au premier plan, à une période charnière ici, la fin des années 60, avec en parallèle le déclin d'une vedette de série télé western à qui l'on fait miroiter une résurrection en Italie et le parcours de Sharon Tate sur le point d'être victime de la Famille de Charles Manson. Ce chassé-croisé sert de liant à des séquences diverses et variées.

J'en ai donc goûté pas mal, et ce dès le début qui s'ouvre sur un pastiche de série façon Au Nom de la Loi. Tout ce qui tournait autour de la nouvelle série où Rick Dalton, le personnage joué par Leonardo DiCaprio, incarne le méchant de service était particulièrement savoureux, on tombe même à un moment donné dans une sorte de film dans le film (cela m'a aussi fait un peu bizarre de voir Sam Wanamaker dans ce contexte puisque je l'associe surtout à la reconstitution du théâtre du Globe à Londres, pas le même univers a priori). On laisse aux différentes séquences le temps de se développer, comme le long passage de Cliff Booth au Spahn Ranch, tout le temps sur le fil. Le casting est bourré de bonnes gueules, habituées ou non du réalisateur, et le duo DiCaprio/Pitt fonctionne à merveille, charismatique et que l'on prend plaisir à suivre sans être sûr de devoir les aimer autant (Dalton est extrêmement vaniteux, rien ne vient innocenter Cliff des soupçons qui pèsent sur lui quant à la mort de sa femme). Même Austin Butler, quasiment méconnaissable, s'en tire bien (ce qui lui arrive aide aussi à apprécier son passage).

Ma plus grosse réserve concerne finalement Sharon Tate. Margot Robbie ne lui ressemble pas, ce qui n'est pas forcément un handicap en soi, mais la scène où elle va s'admirer dans Matt Helm, alors que l'on voit de vrais extraits du film, rend cela flagrant sans que l'on sache si c'est voulu (le moment où la guichetière ne l'a reconnait pas serait donc une mise en abyme?). Je suppose que Tarantino visait à la sublimer, la montrer insouciante et vivant sa meilleure vie tandis qu'en tant que spectateur connaissant son funeste destin, on ne pouvait s'ôter cela de la tête en la voyant, mais j'avoue ne savoir que penser du personnage, soit trop présent, soit pas assez furtif dans la vie des personnages fictifs que l'on par ailleurs.

On retrouve des éléments récurrents chers à Tarantino, et au vu du titre (et du film du réalisateur dans lequel il a déjà été utilisé), on ne devrait pas être surpris de la chute, mais faut-il y voir une cohérence artistique dans sa volonté de se servir du cinéma pour fantasmer une revanche ou simplement de la facilité de recourir à une explosion cathartique (je me suis bien marrée sur le moment, je dois dire)?

Once upon a Time... in Hollywood, bien qu'il ne vise absolument pas à être un film-testament, ressemble à une somme de tout ce que Tarantino aime et veut représenter. Une sorte de compilation aux morceaux qui donnent la pêche (comme ceux de la BO, ce qui n'est pas vraiment une surprise) mais dont l'ensemble m'a laissée perplexe quant à son propos.
potion préparée par Zakath Nath, le Jeudi 22 Août 2019, 18:55bouillonnant dans le chaudron "Films".