Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Potion précédente-Potion suivante
Maverick
Bret Maverick, joueur aussi doué pour s'attirer les ennuis que pour s'en dépêtrer, doit réunir 3000 dollars pour participer à un tournois de poker. En chemin, il va croiser une séduisante rivale sans scrupules, un shérif coincé et toutes sortes d'embûches.

On n'a pas attendu le XXIe siècle pour adapter sur grand écran tout ce qu'il était possible d'adapter. Les années 90 on notamment vu plusieurs vénérables séries télévisées avoir droit à une remise au goût du jour au cinéma. Parfois avec succès: Mission Impossible avec l'inoxydable Tom Cruise est désormais une franchise à part entière. Parfois non, comme avec Wild Wild West ou Chapeau Melon et Bottes de Cuir. Il y eut donc également Maverick, basée sur la série télé du même nom, diffusée entre 1957 et 1962, un western donnant la vedette à une famille de joueurs de poker, en particulier Bret, incarné par James Garner.

C'est ce même Bret qui se retrouve ici joué par Mel Gibson tandis que Garner revient sous les traits du shérif Zane Cooper, peu enclin au jeu et à la fantaisie. Sans être carrément parodique, le film de Richard Donner est une franche comédie, et c'est un peu là qu'est le hic: elle ne fait pas vraiment rire, ni même beaucoup sourire. Qu'est-ce qui coince? Est-ce le personnage principal, à la fois loser et extrêmement cool, qui est trop agaçant? Est-ce le manque d'enjeu (les gains d'une grosse partie de poker)? Est-ce un méchant qui peine à convaincre (incarné par Alfred Molina que j'aime bien, mais qui n'est ici ni assez menaçant, ni assez violent, ni assez classe pour que l'affrontement soit stimulant)? Est-ce tout simplement l'humour qui tombait à plat (notamment le passage chez les Indiens, certes joliment décalé mais trop long)? On se plaint des gags et des allusions méta qui pullulent ces dernières années mais le caméo de Danny Glover est aussi trop appuyé: des fois qu'on ne l'aurait pas reconnu, Gibson le démasque et les deux acteurs échangent plusieurs fois des regards laissant comprendre qu'ils se reconnaissent sans se remettre avant que Glover ne parte en lâchant sa fameuse réplique de L'Arme Fatale, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris. C'est farce.

On pourrait aussi remarquer que si certains retournements de situations sont inattendus (mais finalement assez discernables quand on y pense) leurs accumulations dans les dernières minutes finissent par lasser, tout comme la relation à base de flirt et de compétition entre Bret et Annabelle. Pourtant, Maverick n'est pas non plus un naufrage comme les reproches que je viens de faire peuvent le laisser croire: il y a des moyens, les rebondissements sont suffisamment nombreux pour maintenir l'attention, avec notamment une scène en diligence en forme d'hommage à La Chevauchée Fantastique.

De plus, si Mel Gibson n'est décidément pas ma tasse de thé, James Garner est suffisamment classe, décontracté et amusant pour contrebalancer et James Coburn vient animer la dernière partie du film (le tournois de poker est d'ailleurs bardé d'apparitions de vétérans de séries western).

En somme, Maverick est un divertissement plein de bonne humeur mais à trop vouloir se la jouer cool il en devient parfois énervant, à l'image de son héros. Ce qui est d'ailleurs un trait qui me chiffonne régulièrement dans les westerns de ces trente dernières années quand ils ne se veulent pas extrêmement sérieux.
potion préparée par Zakath Nath, le Jeudi 6 Août 2020, 19:40bouillonnant dans le chaudron "Films".


Ingrédients :

  castor
castor
09-08-20
à 10:39

> à trop vouloir se la jouer cool il en devient parfois énervant, à l'image de son héros. Ce qui est d'ailleurs un trait qui me chiffonne régulièrement dans les westerns de ces trente dernières années quand ils ne se veulent pas extrêmement sérieux.

Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi cette phrase me fait penser à The Lone Ranger?

  Zakath-Nath
Zakath-Nath
09-08-20
à 11:55

Re:

Pour le coup, je n'avais pas eu trop de mal avec ça sur The Lone Ranger, c'est surtout le fait que c'était trop long pour ce que ça racontait qui m'avait gêné mais c'est récurrent avec Gore Verbinsky. Mais récemment la nouvelle version des Sept Mercenaires et surtout Chris Pratt m'avaient bien gavé à ce niveau.