Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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La Proie d'une Ombre
Beth, dont le mari, Owen, s’est récemment suicidé, a l’impression de ne plus être seule dans sa demeure au bord d’un grand lac. Est-ce Owen, toujours présent par-delà la mort ? Ou quelque chose d’autre ? Alors que les phénomènes étranges se multiplient et que Beth commence à douter de ses sens, elle va découvrir ce qui a poussé son époux à se tuer.

Il y a trois ou quatre ans de cela, David Bruckner avait réalisé Le Rituel, adaptation du roman du même nom d’Adam Nevill et le résultat, sans déménager la baraque, était très honorable, avec notamment une créature finale réussie. Aussi est-ce avec une certaine curiosité que je suis allée voir cette Proie d’une Ombre à la bande-annonce intrigante, avec en plus Rebecca Hall à l’affiche, actrice que j’aime beaucoup mais que j’avais également un peu perdu de vue. Au premier abord, on a affaire à une histoire de fantôme classique, et on sait qu’il est difficile de faire du neuf, ou du pas trop recuit à tout le moins, avec ça. Pourtant, sur cet aspect avec des éléments qui n’ont rien de novateurs (maison isolée, cognements sourds, chaîne hi-fi qui se met en marche toute seule), Bruckner arrive à instaurer un sentiment d’angoisse. Et quand il a recours aux jump-scare, ils sont bien placés et sans abus.

Néanmoins, ce qui attire l’attention pendant la première partie du film, c’est de connaître les raisons du suicide d’Owen, ce qu’il cachait, de quoi il essayait de protéger Beth : les livres sur les labyrinthes, les visions de l’héroïne d’une maison de l’autre côté du lac, parfaitement symétrique à celle qu’elle habite : voilà qui était envoûtant, donnait envie d’être davantage exploré, il y avait un passage de l’autre côté du miroir à creuser (sans tomber dans le remake-live de Coraline même si j'y ai pensé) mais malheureusement, on n'ira jamais à fond dans cet aspect même si pendant un moment, on est assez déstabilisé (existence d’un monde parallèle hostile ? Folie de Beth qui carbure un peu trop au brandy ? Du mari, pas aussi idéal qu’il était dépeint au début ?).

La dernière partie, lorsque les révélations tombent, est la moins convaincante : les jalons étaient posés, on développe également une métaphore de la dépression qui n’est pas inintéressante et Bruckner, dans sa mise en scène, continue d’userde trucs simples et pourtant efficaces, jeu sur les ombres et les espaces vides, mais le dénouement a de quoi laisser légèrement sur sa faim. Les explications ne sortent pas de nulle part mais ce n’est pas assez tordu, il y a un petit parfum de « ah, d’accord ? C’était ça ? Okay… » qui déçoit après une mise en place et un dévoilement progressif maîtrisés.

Dommage, donc, car jusque-là, Bruckner avait réussi un bon petit film angoissant qui avait de quoi sortir du lot des histoires de maisons hantées, sans ce petit côté de plus en plus formaté des films du Conjuringverse et consorts, le tout porté par une Rebecca Hall convaincante. Elle est d’ailleurs entourée de collègues que je ne connais ni d’Ève ni d’Adam mais qui sont très corrects et l’amitié entre Beth et sa collègue Claire est plutôt touchante (je peux me tromper car il y a bien trop de films de ce genre que je ne connais pas mais j’y ai rarement vu une amitié de ce type ailleurs, à la fois ordinaire et profonde et où la bonne amie n’est pas juste là pour le body-count).

Dans l’ensemble, David Bruckner confirme son savoir-faire et qu’il faut continuer de le tenir à l’œil. Il est toutefois regrettable que le scénario ne parvienne pas à tenir ses promesses et ne s’aventure finalement pas trop loin d’un chemin balisé.
potion préparée par Zakath Nath, le Jeudi 23 Septembre 2021, 09:14bouillonnant dans le chaudron "Films".