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Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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La Belle Aventurière
Un journaliste intéressé par la famille O'Hara, un puissant clan de l'Arizona, recueille le témoignage de trois vieux bonshommes sur l'arrivée en ville, quelques décennies auparavant, de la jeune cantatrice Lilian Marlowe qui attire immédiatement l'attention de deux cousins ennemis, Lee et Grant, petit-fils du général O'Hara.

Réalisé par Frederick de Cordova, qui n'a pas franchement livré grand chose de remarquable, La Belle Aventurière est une petite comédie dans un cadre westernien qui peine à proposer grand chose de palpitant, malgré un point de départ qui avait du potentiel. En effet, l'histoire du personnage campé par Yvonne de Carlo est racontée par trois hommes différents (un employé de Lee, le barman du saloon de Grant, l'intendant du général) qui ont chacun leur vision de la dame: pour l'un, c'est une fleur innocente et délicate, pour l'autre une ivrogne, pour le troisième enfin, une arriviste qui calculait bien ses coups. L'occasion pour l'actrice de jouer sur trois registres mais hélas, cela ne va pas plus loin que sa triple scène d'introduction. Par la suite, elle aura un comportement assez égal, quel que soit le narrateur qui assiste aux événements.

De plus, il est difficile de ne pas se ranger à l'avis de l'intendant en la considérant comme totalement intéressée, car ni Grant ni Lee (oui ce sont leurs prénoms) n'ont de quoi justifier des sentiments amoureux forts de manière immédiate. Le premier dirige un saloon et offre des bagues à ses initiales à toutes les femmes qui acceptent d'être sous sa "protection", le second pourrait passer pour le gentil garçon opposé à son cousin "bad boy" mais ce n'est pas spécialement le cas... En fait il n'est pas aisé de se faire une idée sur sa personnalité, à peine existante. Cela ne rend pas l'héroïne antipathique pour autant, après tout pourquoi se gênerait-elle pour tirer ce qu'elle peut de ces deux tocards?

Le scénario n'est donc malheureusement pas le point fort du film, l'enquête du journaliste ayant une base elle-même très floue. Contrairement à Citizen Kane qui adopte un point de départ précis prétexte à dérouler la vie de son sujet, ici on ne comprend pas très bien pourquoi le reporter ne peut pas directement s'adresser aux membres de la famille ni pourquoi cette période de leur histoire pourrait revêtir un intérêt particulier puisqu'elle ne marque ni le début ni la fin de l'importance des O'Hara en Arizona.

Malgré tous ces problèmes et deux numéros musicaux anachroniques d'Yvonne de Carlo, il y a quelques bons points à retirer. Ses échanges, notamment avec le général O'Hara, ne manquent pas de piquant, la bagarre finale entre Grant et Lee est plutôt réussie et l'actrice donne l'impression de s'amuser dans son rôle, et demeure l'attraction principale du film. John Russell s'en sort mieux que Scott Brady en soupirant de la belle, pas parce que son personnage est meilleur mais il a l'avantage d'une gueule nettement plus marquante tandis que Charles Coburn tire aussi son épingle du jeu en vieux général qui aimerait bien contrôler la situation mais ne peut pas lutter face à Lilian Marlowe.

La Belle Aventurière aurait pu sortir du lot grâce à son idée de raconter l'histoire de plusieurs points de vue, mais on est très loin de Rashomon, faute d'avoir su l'exploiter. On a donc un western mâtiné de comédie parfaitement dispensable, à moins d'être fan d'Yvonne de Carlo.
potion préparée par Zakath Nath, le Vendredi 10 Janvier 2020, 20:06bouillonnant dans le chaudron "Films".