Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Je suis un aventurier
Jeff Webster, cow-boy solitaire, accepte d'accompagner son ami Ben jusqu'au Klondike, où des chercheurs d'or se sont établis. En chemin, il a maille à partir avec Gannon, un juge qui a une manière très personnelle de faire appliquer la loi.

Des cinq films du duo Anthony Mann/James Stewart (et il ne faudrait pas oublier la contribution du scénariste Borden Chase à certains d'entre eux, dont celui-ci), Je suis un aventurier est le seul que je n'ai pas découvert récemment mais il y a des années, probablement lors d'une Dernière Séance, en tout cas j'ai un vague souvenir de visionnage en famille sur France 3 en fin de vacances scolaires. Peut-être est-ce pour cette raison, parce que ce que j'avais gardé gravé dans ma tête était succinct mais marquant, que le revoir m'a laissée sur ma faim, avec l'impression que tout cela aurait dû être plus grandiose ou poignant. On n'est pas non plus dans une réévaluation du niveau de La Brigade héroïque, ce film fait partie du haut du panier et je le trouve également supérieur à L'Homme de la Plaine.

Il faut dire qu'il y a plein de qualités: les beaux paysages canadiens où le film a été tourné, des seconds rôles pour la plupart bien campés, avec notamment un Walter Brennan toujours attachant dans son personnage traditionnel de vieux débris ou Jack Elam en porte-flingue du méchant principal. Ce dernier est incarné par John McIntire, qui faisait déjà une bonne mais courte composition dans Winchester 73 et qui prend ici du galon: on le découvre en pseudo-juge Roy Bean, avec une conception du droit bien particulière. Il en devient si amusant qu'on perdrait presque de vue sa réelle dangerosité, qu'il rappellera de manière percutante dans le dernier tiers. Un antagoniste particulièrement réussi dont le manque de scrupules le rend aussi réjouissant que détestable.

James Stewart campe un personnage de misanthrope où on ne l'attendait pas forcément même s'il s'en tire avec les honneurs, mais on se demande parfois comment il arrive à n'avoir ne serait-ce qu'un ami et croiser une belle inconnue immédiatement prête à lui rendre service et à recommencer malgré son manque de grâce à la remercier. Son évolution est prévisible mais logiquement amenée.

Côté personnages féminins Ruth Roman hérite d'un joli rôle de tenancière de saloon séduisante et ambigüe, mais la française Corinne Calvet (cocorico) est moins bien servie: à presque trente ans elle incarne une jeune femme censée tout juste entrer dans l'âge adulte et qui parle comme une gamine de dix ans et pas des plus matures, ce qui la rend agaçante alors que par ailleurs, le personnage est loin d'être un boulet. Mais ce parti-pris, à lui seul, fait baisser l'appréciation générale.

Malgré cet écueil, Je suis un aventurier file sans détours inutiles vers sa conclusion et constitue un excellent divertissement.
potion préparée par Zakath Nath, le Mercredi 6 Novembre 2019, 19:54bouillonnant dans le chaudron "Films".