Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Into the Dark, saison 2 épisode 5: My Valentine
Valentine, chanteuse pop, est accusée depuis quelques mois d'avoir volé les chansons et le look d'une autre artiste, Trezzure. Après un concert, cette dernière débarque en compagnie de son manager qui est également l'ex de Valentine et incapable d'accepter leur rupture, fait tout ce qu'il peut pour la détruire.

Ce n'est pas la première fois qu'Into the Dark s'attaque à ce que l'on appelle la masculinité toxique et qu'il faut bien dire que la "fête des amoureux" se prête facilement à un détournement horrifique. L'année dernière, on avait eu droit à l'histoire d'une femme coincée dans un ascenseur avec un beau jeune homme et qui découvrait qu'il ne s'agissait pas d'un hasard. Un épisode solide comparé à ce que la série à pu offrir mais qui souffrait comme d'habitude d'un bon quart d'heure en trop.

Cette fois-ci, on prend pour base le mythe du Pygmalion, avec un manager/amant hyper-directif qui n'accepte pas que sa "créature" lui échappe. Et comme il ne lui suffit pas ensuite de trouver quelqu'un d'autre à façonner, le désastre est prévisible. Le casting principal fonctionne plutôt bien, Britt Baron et Anna Lore sont crédibles en starlettes dont l'une a été modelée pour ressembler à l'autre, en bien plus insupportable, tandis que Benedict Samuel, après avoir été le Chapelier Fou de Gotham, reste en terrain familier.

Malgré un discours par moment trop démonstratif, l'intrigue tient dans une certaine mesure, bien qu'encore une fois la nécessité de faire tenir tout cela sur plus d'une heure est un sérieux handicap: on a droit à deux personnages dont la seule utilité sera de faire augmenter le nombre de victimes, et encore, cela aurait pu être évité si les protagonistes n'étaient pas restées les bras ballants. Les dix dernières minutes consistent en des chansons de Valentine et Trezzure car il faut bien rentabiliser leur création pour les besoins de l'épisode.

Il est néanmoins louable de montrer qu'aussi horripilante soit-elle, Trezzure est autant une victime de Royal que Valentine même si elle a bien du mal à le réaliser. Malheureusement, comme c'est souvent le cas dans cette série, on ne va pas jusqu'au bout du propos et les dernières minutes ne peuvent s'empêcher de retomber sur le terrain de la rivalité plutôt que de se contenter de parler d'émancipation, tout cela pour réserver un dernier rebondissement.

Malgré une imagerie et des effets de style qui se veulent en phase avec le moment mais risquent de mal vieillir (à moins que dans plusieurs décennies, on y trouve son charme comme c'est le cas des années 80 depuis quelques années) le sujet de l'épisode était intéressant, mais peu importe qui se succède au scénario, les défauts sont toujours les mêmes.
potion préparée par Zakath Nath, le Dimanche 9 Février 2020, 12:06bouillonnant dans le chaudron "Séries tv".