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Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Golem, le Tueur de Londres
L'inspecteur Kildare est chargé de démasquer le Golem, un tueur en série particulièrement violent qui commet ses crimes dans le quartier de Limehouse, à Londres. Le limier est vite persuadé qu'Elizabeth Cree, récemment accusée d'avoir empoisonné son mari, sait quelque chose sur l'identité du meurtrier.

Cette adaptation signée Juan Carlos Medina du roman de Peter Ackroyd n'a pas eu droit à une sortie sur les grands écrans français et a donc atterri directement en dvd, ce qui est bien dommage. Car si le résultat n'est pas un chef-d’œuvre, il est également très loin d'être honteux et avait tout à fait sa place en salle. Qu'importe, au moins on peut le voir. Bref, le film est dans l'ensemble une adaptation fidèle, respectant la narration non-linéaire de l'histoire alors que l'on suit l'investigation de Kildare d'un côté, l'ascension et la chute d'Elizabeth Cree de l'autre. Les bas-fonds de Londres et le monde du music-hall sont joliment reconstitués et le film bénéficie également d'un solide casting. Douglas Booth, acteur qui ne m'avait guère emballée jusque-là même si je le trouvais correct dans des rôles qui me paraissaient taillés à sa mesure (Anthony Marston dans And then there were none, par exemple), m'a agréablement surprise dans le rôle de Dan Leno, mais c'est Olivia Cooke qui retient le plus l'attention en Elizabeth, qu'elle rend facilement attachante, à la fois vulnérable et déterminée.

Bill Nighy est aussi très bien Kildare, donnant moins la part belle à ses tics habituels, mais sachant que le rôle était au départ destiné à Alan Rickman (auquel le film est dédié), on ne peut s'empêcher de regretter que cela n'ait pas pu se faire. On a aussi droit à une bonne galerie de seconds rôles comme Eddie Marsan ou Daniel Mays.

Pour ce qui est du scénario (écrit par Jane Goldman), si comme je l'ai dit il suit dans l'ensemble le livre, il développe néanmoins quelques éléments, rendant explicite quelque chose qui me semblait plutôt suggéré dans le roman, montre davantage Kildare et noue une relation entre lui et Elizabeth qui n'était pas dans l'original. La jeune femme est d'ailleurs moins ouvertement manipulatrice et plus sympathique. Cela fonctionne plutôt bien. Pour ce qui est de l'enquête elle-même, ayant lu le livre récemment, j'avais le dénouement fraîchement en tête et j'ignore si les spectateurs qui découvrent l'histoire auront beaucoup d'avance sur l'inspecteur ou se laisseront simplement mener, mais je pense de plus en plus que l'intérêt d'une histoire ne repose pas sur un twist (si l'on est surpris tant mieux, si ce n'est pas le cas, étant donné qu'une bonne intrigue doit pouvoir se savourer plus d'une fois et donc ne pas se reposer entièrement sur une révélation, ce n'est pas si grave). Là, en l'occurrence, plus que la résolution tourneboulante d'un whodunit, c'est le parcours d'Elizabeth Cree qui retient l'attention, dans un monde peuplé d'hommes qui cherchent à profiter d'elle d'une façon ou d'une autre.

Si la mise en scène est classieuse, que Medina ne dévoile que petit à petit la violence des meurtres du Golem (avec quelques plans gores à la clé) le déroulement parait parfois un peu trop mécanique: par exemple dès qu'un suspect se manifeste, on a une scène tirée du journal du Golem le mettant dans la peau du tueur.

Golem, le Tueur de Londres est donc un film et une adaptation de bonne facture, mais auquel il manque le petit quelque chose qui permet de vraiment s'enthousiasmer devant.
potion préparée par Zakath Nath, le Vendredi 2 Février 2018, 18:08bouillonnant dans le chaudron "Films".