Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Free Fire
Dans les années 70, deux groupes se rendent dans un entrepôt pour une vente d'armes clandestine. Mais une altercation ayant eu lieu la veille entre deux hommes de main met le feu aux poudres.

Les films de Ben Wheatley ont tendance à diviser, mais pour ma part j'avais apprécié High Rise et trouvé Kill List déconcertant sans le détester pour autant. Avec Free Fire, le réalisateur offre un concept assez simple: une fusillade de plus d'une heure entre une douzaine de personnages hauts-en-couleur, le défi principal étant évidemment de ne pas lasser.

Le film a un handicap de taille: pour un exercice de style reposant sur l'unité de lieu, on n'a qu'une idée très vague de la topographie de l'entrepôt, et une fois la fusillade commencée, il sera régulièrement difficile de dire où se situent les personnages par rapport aux autres. Le genre d’écueil qui ne devrait pas pardonner, et pourtant, malgré cela, j'ai tout de même accroché et passé un très bon moment.

Tout d'abord le film bénéficie d'un sacré casting, composé de nouveaux venus et pas des moindres comme Cillian Murphy, Brie Larson ou Sam Riley, et des complices des précédentes œuvres de Wheatley comme Michael Smiley et Enzo Cilenti. J'appréhendais un peu le cabotinage de Sharlto Copley mais il passe très bien. En fait, tout le monde est impeccable avec une mention particulière à Sam Riley et Armie Hammer, et on nous offre une belle galerie de bras cassés souvent opportunistes, suffisamment amusants pour qu'on ne se désintéresse pas de ce qui leur arrive, suffisamment crétins pour qu'on ne les plaigne pas.

Les dialogues sont souvent savoureux et le fait que tout ce beau monde tire assez bien pour se faire mal mais pas assez pour abattre leurs adversaires proprement a pour conséquence un savant équilibre entre cartoon et réalisme (au fur et à mesure que les blessures et la perte de sang s'accumulent, on se traine de plus en plus, on perd connaissance, etc.). Situer l'action dans les années 70 permet de ne pas recourir aux portables pour rechercher de l'aide, mais c'est également un bon prétexte pour caser une excellente bande-son. Je pensais d'ailleurs qu'il ne s'agissait que de standards de l'époque mais il s'y mêle des compositions originales qui ne détonnent pas.

Ben Wheatley manque probablement de la virtuosité nécessaire pour transcender le concept de base de son film. Au moins ne cherche-t-il pas à compenser par des effets de style cache-misère, et l'écriture et l'interprétation parviennent à rattraper ce qui pèche dans la mise en scène.
potion préparée par Zakath Nath, le Vendredi 16 Juin 2017, 15:00bouillonnant dans le chaudron "Films".