Où suis-je?

Bienvenue sur ce blog consacré à un peu tout et n'importe quoi, mais où il sera principalement question de: Harry Potter et la fantasy en général, de romans d'aventures maritimes, de littérature, de séries télés (majoritairement des productions britanniques, mais pas que) et de cinéma!


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Flowers, saison 1
Maurice Flowers, auteur de livres pour enfants, rate sa tentative de suicide. Son acte ne sera pas sans conséquences sur le reste de sa famille qui vit avec lui dans une vieille maison de campagne.

Flowers, série écrite par Will Sharpe, qui y tient aussi le rôle de Shun, l'illustrateur japonais des livres de Flowers, est rangé dans la catégorie des comédies noires. Évidemment, il y a différentes sortes d'humour et il est difficile d'expliquer comment quelque chose en recèle sans se retrouver à rejouer un un célèbre sketch des Guignols de l'Info, mais dans le cas de Flowers, il est difficile de discerner où se trouve la comédie. Les personnages sont excentriques, et il y a quelques quiproquos, ce qui empêche de classer ce véritable ofni au rayon du drame réaliste, mais la sinistrose est présente à un tel degré qu'on ne peut même pas sourire aux répliques ou aux situations, aussi absurdes soient-elles.

Le comportement des personnages est trop étrange pour qu'on les trouve crédibles pendant un bon moment, Maurice est le membre de la famille qui a la conduite la plus compréhensible, avec une peinture de la dépression réussie (grosse rigolade, donc). Deborah également, quand on comprend que son sourire et sa gaité apparente sont complètement forcés, mais entre les enfants et les voisins déjantés et pas très sains, trouver un point d'ancrage n'est pas chose facile.

On suit donc les épisodes (heureusement courts) sans savoir par quel bout prendre cette histoire plombante, avec des personnages souvent bizarres mais pas attachants, des situations très glauques (parfois à peine moins qu'on le pense au départ, mais glauques quand même...). C'est très bien joué, avec en tête la stakhanoviste Olivia Coleman et Julian Barratt dans les rôles de Deborah et Maurice Flowers, le cadre est joli, si l'on peut reconnaître le caractère atypique de la série, qu'elle change du tout-venant, elle n'est pas aisée à apprécier.

Il faut attendre la fin du cinquième épisode pour qu'un déclic se fasse. L'émotion arrive enfin, quand Shun en vient à expliquer la raison de sa présence chez les Flowers, quand Donald arrive enfin à se soucier de quelqu'un d'autre que de lui-même. Les personnages arrêtent d'être seulement artificiellement étranges pour donner l'impression d'exister, et enfin on peut se sentir impliqué et pas seulement déconcerté.

Cela permet de terminer la saison sur une bonne note alors que jusque-là, elle n'était pas mauvaise, mais elle faisait juste partie de ses œuvres trop inclassables et originales pour qu'on puisse juste la balayer en disant que c'est nul, mais dont on n'arrive pas à dire non plus qu'elles sont vraiment bonnes ou qu'on les aime.
potion préparée par Zakath Nath, le Vendredi 6 Juillet 2018, 12:12bouillonnant dans le chaudron "Séries tv".